Renouvellement du Conseil de la Nation : Les enjeux d’un scrutin

Le professeur de droit constitutionnel Allaoua Laïb a souligné l’importance du renouvellement partiel du Conseil de la Nation, une élection organisée tous les trois ans. Selon lui, ce scrutin est essentiel pour renforcer le cadre institutionnel de l’État et dynamiser la vie politique en Algérie, en assurant la représentation citoyenne à travers les assemblées locales.
S’exprimant sur la Chaîne 1 de la Radio nationale, le professeur Laïb a rappelé que le Conseil de la Nation, créé suite à la révision constitutionnelle de 1996, joue un rôle clé dans la stabilité institutionnelle. Il a été mis en place pour combler tout vide constitutionnel potentiel, comme celui observé après la démission du président Chadli Bendjedid en 1992.
Le professeur a insisté sur le fait que ce renouvellement s’inscrit dans une démarche démocratique solide. 20 partis politiques se disputeront 56 sièges lors d’un scrutin prévu pour une journée unique, organisé, hier, dans les assemblées de wilaya, de 8h à 17h. Le dépouillement se fera publiquement, sous la supervision d’un président assisté de deux adjoints et de quatre juges nommés par le président de la cour compétente dans chacune des 58 wilayas.
Laïb a mis en avant les réformes introduites par la loi électorale de 2021, qui a abaissé l’âge de candidature à 35 ans pour le Conseil de la Nation, en ligne avec la réforme similaire pour la chambre basse, où l’âge minimum est de 25 ans. Il a également salué le travail de l’ANIE, qui a mené des enquêtes approfondies pour écarter les candidats liés à des affaires de corruption ou à des réseaux suspects.
Il a également précisé que les candidats peuvent contester les résultats devant les juridictions administratives, jusqu’au Conseil d’État. En cas d’égalité des voix, le candidat le plus âgé sera déclaré vainqueur.
Les résultats provisoires seront transmis à l’ANIE dans un délai de trois jours, puis à la Cour constitutionnelle, qui aura dix jours pour proclamer les résultats définitifs. Les décisions de la Cour seront irrévocables.
M. Salah

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