Crise entre : Alger et Paris La France persiste et signe

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, « aspire à avoir de bonnes relations avec l’Algérie». Le chef de la diplomatie a rappelé lors des questions à l’Assemblée nationale ce mardi 11 mars qu’il veut résoudre les tensions entre les deux pays, « mais avec exigence et sans aucune faiblesse ».

Paris souhaite restaurer « de bonnes relations » avec Alger, a assuré mardi 11 mars 2025, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, espérant que les autorités algériennes « initient une nouvelle phase » des relations bilatérales en s’attaquant au problème migratoire.
Un dossier devenu, par la grâce de la pression de l’extrême-droite sioniste française, le noued gordien des relations avec l’Algérie.
A ce propos, l’Union syndicale Solidaires a appelé à un rassemblement, samedi prochain, à Clermont-Ferrand, pour exiger l’abrogation de la circulaire sur l’immigration signée, en janvier dernier, par le ministre de l’Intérieur français, Bruno Retailleau.
«Depuis des mois, le ministre de l’Intérieur, Retailleau, multiplie les déclarations visant à supprimer les possibilités d’accueil et de régularisation des personnes migrantes. Sur fond de racisme décomplexé inspiré par l’extrême droite. Le ministre donne aux préfets des consignes fermes de non-régularisation des personnes étrangères vivant en France sans titre de séjour», a dénoncé le syndicat.
«Rendre les régularisations pratiquement impossibles comme le souhaitent Retailleau, (le ministre de la Justice Gérald) Darmanin, (le Premier ministre François) Bayrou et toute l’extrême droite, c’est fabriquer des sans-papiers, élargir la cohorte des sans droit, refuser de voir que le plus souvent ces gens là travaillent dans des secteurs où leur présence est indispensable (…). Et pour en rajouter dans la xénophobie, des centaines de travailleurs étrangers en situation régulière, à Clermont-Ferrand et ailleurs, perdent leur emploi justement parce que les préfectures accumulent les mois de retard dans le renouvellement des titres de séjour», a ajouté le texte.
Ch.G

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