En prévision de l’Aïd El-Adha: Les moutons débarqueront fin mai
Un million de têtes de bétail seront importées d’ici fin mai prochain en Algérie. Cette opération d’envergure, décidée par le Président Tebboune, vise à soulager le pouvoir d’achat des ménages en garantissant des prix accessibles et un approvisionnement suffisant à l’approche de l’Aïd El-Adha.
Dans ce cadre, le secrétaire général du ministère des Transports, Djamel Eddine Abdelghani Dridi, vient d’annoncer, lors d’une visite au port de Djen Djen, la mise en place d’une logistique renforcée pour une réception efficace de ces moutons qui seront importés. Il a ainsi révélé qu’un million de têtes de sacrifice de l’Aïd El-Adha seront reçues d’ici la fin de mai 2025 avant d’être distribués dans les différentes wilayas du pays.
Dridi a également affirmé que des instructions ont été données aux différents responsables du port pour prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la réception des sacrifices de l’Aïd El-Adha. Les équipes portuaires et douanières sont désormais mobilisées pour accélérer les procédures dès l’arrivée des premiers navires. A ce titre, des espaces de quarantaine et des circuits vétérinaires dédiés ont été aménagés au port de Djen Djen pour éviter tout risque sanitaire.
L’importation par l’Algérie de moutons en prévision de l’Adha a été décidée par le président Tebboune qui a donné son accord à cette opération au cours d’une récente réunion du conseil des ministres. Tebboune a ordonné l’exemption de l’opération de « toutes taxes et impôts » afin de faire en sorte que les prix des moutons importés soient « à la portée des citoyens ».
Par ailleurs, les offres de trois pays, répondant aux exigences du cahier des charges de l’Algérie, ont été acceptées. Tebboune avait indiqué au cours de sa rencontre périodique avec des médias algériens qu’une partie des ovins sera importée d’Espagne. Ce choix s’explique par la réputation des élevages espagnols, reconnus pour leur conformité aux normes sanitaires internationales.
L’Aïd El-Adha représente un moment clé du calendrier musulman, durant lequel des millions de familles algériennes acquièrent un mouton pour accomplir le rite sacrificiel. Cependant, ces dernières années, la demande excédait souvent l’offre locale, entraînant une inflation des prix et des tensions sur les marchés. En 2024, le prix moyen d’un mouton avait atteint des sommets, dépassant souvent les 100 000 dinars, un montant prohibitif pour de nombreux ménages. Lors de sa dernière rencontre avec la presse nationale, le chef de l’État a trouvé « indécent » le prix atteint en Algérie. « On ne doit pas vendre un mouton à 17 millions de centimes alors que l’Algérie recèle une grande richesse animale, notamment ovine, a-t-il dénoncé. Il a alors annoncé que des « lois draconiennes » seront promulguées pour « réprimer toutes les pratiques visant à porter atteinte à la richesse animale et à la sécurité alimentaire, notamment l’abattage d’agnelles ». L’importation massive de bétail, combinée à l’exonération fiscale, devrait ainsi stabiliser le marché. Les experts estiment que cette mesure sociale pourrait réduire les coûts par rapport aux années précédentes.
G. Salima
