Trafic de cocaïne à Oran : Quatre condamnations à cinq ans de prison
H. Mohamed Chawki, 32 ans, A. Abdou, 36 ans, B. Abdelwahab, 36 ans, et A. Youcef, 33 ans, ont été condamnés à cinq ans de réclusion par le tribunal criminel d’appel pour détention, transport et commercialisation de stupéfiants. En première instance, ils avaient écopé de sept ans de prison.
M. Sid-Ali, connu sous le surnom de «Alilou Baghrira», actuellement en fuite, a lui été condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité, et un mandat d’arrêt a été émis contre lui.
L’affaire remonte à décembre 2023 lorsque les services de la sûreté de wilaya d’Oran ont procédé à la saisie de 323 grammes de cocaïne, après avoir reçu des informations indiquant qu’un groupe de trafiquants s’apprêtait à écouler de la drogue dure. L’enquête ciblait principalement Mohamed Chawki, soupçonné de transporter de la cocaïne. Placé sous surveillance, il a été arrêté au quartier Millénium à Bir El-Djir, alors qu’il descendait de sa voiture avec en main un paquet qu’il devait remettre à une autre personne, qui se trouvait à bord d’un véhicule de marque Clio Classique. Lors de leur intervention, les policiers ont découvert 65 grammes de cocaïne dissimulés à l’intérieur du paquet.
Une perquisition au domicile de Chawki a permis la saisie de 258 grammes supplémentaires de cocaïne, ainsi que plusieurs millions de centimes, une petite balance électronique et des bijoux en or.
Lors de son interrogatoire, Mohamed Chawki a reconnu les faits et déclaré qu’il agissait sous les ordres d’un certain Z. Zaki, résidant à Bousfer, et écoulait la drogue à raison de 14.000 DA le gramme. Il a également désigné «Alilou Baghrira» comme étant son principal fournisseur. Selon lui, ce dernier lui aurait fait parvenir 50 kg de kif traité, qu’il avait entreposés chez son complice B. Abdelwahab, au niveau du quartier Chahid Mahmoud.
Le mis en cause a aussi affirmé avoir reçu d’autres quantités de cocaïne à écouler (1 kg et ensuite 2 kg). Il a raconté s’être rendu au Maroc en 2022, où il a rencontré «Baghrira» ainsi que ses deux frères également impliqués dans le trafic et ayant fui au Maroc. Il a ajouté avoir été contraint d’entrer dans ce réseau, après avoir contracté une dette auprès du baron qui l’aurait ensuite fait chanter.
Les investigations ont permis l’arrestation des autres mis en cause. Si le second prévenu, en l’occurrence A. Abdou, a reconnu sa complicité, B. Abdelwahab et A. Youcef ont nié toute implication.
Devant la cour, Mohamed Chawki a maintenu ses déclarations mais il est revenu sur ses aveux concernant les 50 kg de kif et les 3 kg de cocaïne, qu’il a affirmé avoir fait sous la contrainte.
On apprendra lors du procès que ce sont ses fournisseurs qui l’auraient «balancé» aux autorités, une méthode fréquente dans les milieux du trafic.
Le représentant du ministère public a requis la perpétuité contre les quatre accusés présents. Les avocats de la défense des deux premiers prévenus ont plaidé les circonstances atténuantes, tandis que ceux des deux autres ont demandé leur acquittement, faute de preuves tangibles.
Zemmouri L.