Vieux bâti : Les habitants de Sidi El Houari montent au créneau

Après la tragédie du «Terrain Chabat», les habitants des quartiers de Sidi El Houari et «Terrain Miranda» notamment, lancent via les réseaux sociaux un cri désespéré pour un relogement immédiat.
L’heure est grave, et l’inquiétude est palpable parmi ceux qui vivent dans des conditions de plus en plus précaires, sur des terrains instables, sous des bâtiments menaçant de s’effondrer à tout moment. Les répercussions des tragédies précédentes, notamment le drame de «Terrain Chabat», sont encore vives dans les mémoires et ont accentué les angoisses des habitants.
Les habitants de «Terrain Miranda», à Ras El Aïn, notamment ceux vivant à proximité des cavernes et sur des sols instables, savent que la situation est désormais une question de vie ou de mort. Ils ont été témoins des horreurs vécues à «Terrain Chabat» et ne souhaitent plus être les victimes d’une tragédie similaire. Leur appel est clair : un relogement d’urgence avant qu’il ne soit trop tard.
À Sidi El Houari, la situation n’est guère plus reluisante.
Les immeubles du boulevard Stalingrad, dont les structures sont rongées par l’humidité et les fissures, ne peuvent plus être qualifiés de logements sûrs. Les habitants lancent eux aussi des appels pour un relogement immédiat.
Les murs de ces bâtiments, vestiges d’une époque coloniale, se détériorent chaque jour un peu plus, et la menace d’un effondrement ne fait qu’accroître la peur parmi les familles.
De plus en plus de maisons sont désertées par leurs occupants, fuyant la menace de ces ruines. Le quartier est devenu presque fantomatique, avec des habitations abandonnées et des écoles qui accueillent encore des enfants dans des conditions de précarité totale. Les habitants de Sidi El Houari et du «Terrain Miranda» ne demandent qu’une chose : être relogés dans des conditions dignes et sécurisées comme cela a été le cas pour les sinistrés du «Terrain Chabat» et, mardi, ceux d’Arzew.
O.A Nadir
