Education nationale : Les inspecteurs réclament du renfort

À Oran, pôle éducatif majeur, des cadres du secteur de l’Éducation lancent un plaidoyer : le corps des inspecteurs de l’enseignement primaire, pilier de la qualité pédagogique, a plus que jamais besoin d’être renforcé en moyens humains. Face à une charge de travail grandissante, ces professionnels lancent un appel au ministère de l’Éducation pour l’ouverture de postes budgétaires supplémentaires, indispensables pour répondre aux besoins actuels du système scolaire.
Ces cadres appellent à «l’ouverture de postes budgétaires supplémentaires dans le cadre du plan sectoriel 2025/2026 pour le grade d’inspecteur de l’enseignement primaire, notamment dans l’administration». Les inspecteurs de l’enseignement primaire jouent un rôle multifacettes : ils évaluent les pratiques pédagogiques, accompagnent la formation des enseignants, veillent à l’application des programmes officiels et identifient les difficultés structurelles des établissements.
Leur présence sur le terrain est capitale pour maintenir un standard éducatif élevé, surtout dans un contexte où les réformes scolaires se multiplient en Algérie. Cette ouverture voulue de postes s’inscrit, selon ces fonctionnaires, dans le cadre «du dynamisme dont témoigne le secteur de l’éducation nationale et des nouveaux acquis obtenus par les travailleurs de ce secteur après la publication de la Loi fondamentale pour les employés de l’éducation, et en application des orientations du Président de la République de faire progresser le secteur de l’Éducation en général». «Comparée aux wilayas voisines, Oran ne compte pas plus de 13 circonscriptions administratives, soit seulement 13 inspecteurs et ce, malgré l’augmentation continue du nombre d’écoles primaires, qui dépasse les 680 établissements», argumentent-ils.
Selon ces cadres, le nombre actuel d’inspecteurs à Oran ne permet pas de couvrir efficacement les besoins. «Un inspecteur doit suivre un important nombre établissements, ce qui réduit le temps consacré à chaque école et enseignant», explique l’un d’eux. Une surcharge qui cause un suivi insuffisant, limitant la capacité à résoudre des problèmes tels que le décrochage scolaire, l’inadéquation des méthodes d’enseignement ou le manque de ressources locales. Et de poursuivre : «Depuis la création de ce rang en 2014, plus de 9 postes financiers ont été fermés à ce jour à Oran». Et de conclure : «L’ouverture de nouveaux postes budgétaires s’inscrit dans le cadre des efforts que déploie le ministère de l’Éducation et l’État algérien pour faire progresser l’Éducation nationale d’une part, et permettre la promotion des cadres du secteur».
Ces cadres soulignent que cette mesure est urgente pour accompagner les récentes réformes, comme l’intégration du numérique ou les nouveaux programmes scolaires.
G. Salima
