Pour une Afrique forte et unie : L’Algérie réaffirme son engagement

À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’Afrique, l’Algérie a réitéré sa volonté de renforcer son rôle dans la défense des intérêts du continent africain et de porter haut sa voix dans les instances internationales. Lors d’une cérémonie organisée au siège du ministère des Affaires étrangères, le ministre d’État Ahmed Attaf a prononcé un discours soulignant l’engagement profond et historique de l’Algérie envers son identité africaine.
Le chef de la diplomatie algérienne a insisté sur la constance de l’engagement du président Abdelmadjid Tebboune, précisant qu’il ne s’agit pas d’une posture conjoncturelle, mais d’un choix enraciné dans l’histoire et l’identité du pays. « L’Algérie n’a jamais tourné le dos à son appartenance africaine, en particulier à son voisinage sahélo-saharien », a affirmé Ahmed Attaf, soulignant que la sécurité et la stabilité du continent sont intimement liées à celles de l’Algérie.
Dans son discours, le ministre a rappelé l’attachement de l’Algérie aux principes de souveraineté, d’intégrité des territoires et d’unité des peuples africains, déclarant que l’Algérie demeurera « un allié, un défenseur et un acteur engagé » face aux défis communs. Il a salué la récente décision de l’Union africaine de rouvrir le débat sur les séquelles du colonialisme, appelant à une reconnaissance officielle des crimes coloniaux, à leur criminalisation, ainsi qu’à la restitution des biens spoliés et à des indemnisations légitimes.
La position de l’Algérie sur ces questions s’inscrit dans une dynamique panafricaine visant à restaurer la mémoire collective du continent. « L’Algérie, forte de sa propre expérience historique, soutient cette démarche, dans l’esprit de la mémoire nationale qui s’insère dans la mémoire africaine globale», a indiqué M. Attaf.
Rappelant les origines du projet d’unité africaine initié dans les années 1960, le ministre a salué les avancées en matière de libération et de développement, tout en soulignant que de nombreux défis persistent. Il a notamment évoqué la question non résolue du Sahara occidental et la cause palestinienne, que l’Afrique continue de porter comme partie intégrante de sa lutte contre toutes les formes de colonisation et d’occupation.
Le chef de la diplomatie algérienne a, par ailleurs, mis en garde contre une nouvelle marginalisation de l’Afrique sur la scène internationale, comme ce fut le cas dans l’Histoire, où décisions et règles ont souvent été prises sans la participation du continent. Il a cependant souligné que l’Afrique d’aujourd’hui est « profondément différente » : elle s’impose désormais comme un acteur économique majeur, ayant obtenu un siège au G20 et défendant une représentation équitable au Conseil de sécurité de l’ONU.
T. Feriel

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