Frappes israéliennes sur l’Iran: Alger dénonce la stratégie du chaos

L’ambassadeur permanent d’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, a lancé une vigoureuse mise en garde, lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, dénonçant l’agression israélienne contre l’Iran comme une menace directe à la stabilité régionale et au droit international.

S’exprimant à la suite des frappes coordonnées menées par Israël contre des cibles iraniennes, Bendjama a dénoncé un acte « illégal, délibéré et sans aucune légitimité juridique ». L’ambassadeur a souligné que ces attaques intervenaient à un moment critique, alors que des négociations indirectes entre Téhéran et Washington, facilitées par le Sultanat d’Oman, étaient en cours à propos du programme nucléaire iranien. « L’entité sioniste sème le chaos dans toute la région. Elle agit comme si le droit international ne la concernait pas », a-t-il déclaré.
Le représentant algérien a pointé la violation manifeste de l’article 51 de la Charte des Nations unies, affirmant que l’absence de situation de légitime défense rendait l’action israélienne illégale. Il a également condamné l’usage répété de la force par Israël au Liban, en Syrie et à Ghaza, où il a dénoncé un « génocide en direct » à travers la politique de blocus et de famine.
Bendjama a prévenu que ces actes, s’ils restaient impunis, risquaient d’éroder la crédibilité du Conseil de sécurité et de porter un coup fatal à l’ordre multilatéral. « Le recours unilatéral à la force ne peut devenir la norme. La Charte des Nations unies n’est pas une option : elle est obligatoire », a-t-il martelé.
L’ambassadeur a également attiré l’attention sur les dangers liés à toute attaque contre des installations nucléaires pacifiques, rappelant que l’AIEA avait mis en garde, plus tôt dans la journée, contre le risque de dissémination de matières radioactives, aux conséquences potentiellement désastreuses.
Enfin, il a souligné que l’attaque israélienne renforçait les inquiétudes qu’Alger ne cesse d’exprimer depuis le début de son mandat au Conseil : le spectre d’un conflit régional majeur alimenté par une politique de provocation et de violations continues du droit international.
T. Feriel

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