Ils sont deux facettes d’une même médaille: Sansal et Belghit, ennemis d’Etat

Boualem Sansal et Mohamed Lamine Belghit ne sont pas des dissidents, mais des symptômes d’une guerre hybride contre l’Algérie. La collusion de Sansal et Belghit avec des puissances hostiles est documentée.

Le 5 juillet 2025, à l’occasion du 63ᵉ anniversaire de l’Indépendance, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a gracié 6 500 détenus. Mais l’amnistie exclut explicitement les crimes liés à la sécurité nationale : terrorisme, atteintes aux institutions ou trahison. Sansal et Belghit, dont les délits tombent dans cette catégorie, en sont donc exclus. Une décision cohérente avec la loi, est aussi un signal fort face aux tentatives d’ingérences étrangères vaines. Leur exclusion de l’amnistie découle de la conformité avec la loi algérienne qui rappelle une évidence : face aux manipulations étrangères, l’État défend toujours sa souveraineté.
Reste un défi : désamorcer par le débat scientifique les débats identitaires. Ce n’est pas Sky News qui nie notre histoire, mais elle a donné la parole à un affabulateur pour tenter de semer délibérément la discorde. Deux affaires, une même stratégie de déstabilisation. L’arrestation de l’écrivain Boualem Sansal et du pseudo-historien Mohamed Lamine Belghit a révélé un schéma inquiétant : sous couvert de liberté d’expression, des États étrangers manipulent des figures médiatiques pour saper l’unité nationale algérienne. Leurs propos incendiaires servent les intérêts du Maroc et des Émirats arabes unis. Une guerre informationnelle dont l’Algérie est la cible.
Boualem Sansal est un cheval de Troie du révisionnisme frontalier. Ses déclarations sont au service du Makhzen. En octobre 2024, il affirmait sur le média français d’extrême droite Frontières que «l’Ouest algérien appartenait historiquement au Maroc », citant Oran et Tlemcen comme exemples. Ces propos reprennent exactement la rhétorique mensongère et toxique des officines marocaines et qui ne sont rien d’autre qu’une falsification historique. Leur objectif ? Servir de propagande aux revendications expansionnistes de Rabat et s’attaquer à l’Algérie pour son soutien au Front Polisario au Sahara occidental.

Des liens troubles

De là se profile également un lien trouble avec l’extrême droite française et le sionisme. Frontières, le média qui a propagé ces thèses, entretient des liens documentés avec l’extrême droite française et des réseaux sionistes. Or, le Maroc, après sa normalisation avec Israël en 2020, agit comme sous-traitant régional de l’agenda sioniste. En attaquant l’intégrité territoriale algérienne, Sansal sert un double projet : tenter d’affaiblir un État pivot de la cause palestinienne et diviser le Maghreb. Sansal a été condamné à 5 ans de prison et 500 000 dinars d’amende pour atteinte à l’unité nationale, outrage aux institutions, détention de documents menaçant la sécurité de l’État. Une condamnation qui a été confirmée en appel le 1er juillet dernier. De son côté, Belghit est un soldat médiatique des Émirats contre l’identité amazighe. Sa négation de l’amazighité est un crime orchestré de loin. Invité sur Sky News Arabia (détenue par des intérêts émiratis), Belghit a nié l’existence de la culture amazighe, la qualifiant de « projet idéologique franco-sioniste ». Ses propos, qui réduisent les Amazighs à une « invention coloniale », ont déclenché une vague d’indignation nationale. Mais au-delà du dérapage, les propos de Belghit s’inscrivent dans une campagne préméditée des Émirats pour exacerber les fractures ethniques en Algérie. Abu Dhabi est un commanditaire de la discorde. Les Émirats financent des campagnes médiatiques pour provoquer des crises identitaires. Leur cible : l’unité algérienne, fondée sur la coexistence arabo-amazighe. Suite à cette dérive, la télévision publique algérienne (ENTV) a récemment dénoncé une « escalade médiatique dangereuse » fomentée par ce « mini-État artificiel ». Les Émirats, en exploitant des « marchands d’idéologie » comme Belghit, cherchent à déstabiliser l’Algérie pour son soutien à la Palestine. Une stratégie confirmée par le Président Tebboune, qui dénonce une « main étrangère » attisant les divisions.
G. Salima

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