Sur fond de trafic de drogue à Oued Tlélat : 15 ans de réclusion en appel pour le meurtrier
Le tribunal criminel d’appel d’Oran a condamné L. Billel à 15 ans de réclusion criminelle pour homicide volontaire. Trois autres prévenus, D. Mohamed, A. Djilali et D. Mohamed Amine -ce dernier étant un policier originaire de Sig, en poste à la sûreté d’Oued Tlélat- ont, quant à eux, été acquittés. Il est à noter qu’en première instance, le même verdict avait été prononcé dans cette affaire.
Les faits remontent au 13 décembre, date à laquelle B. Abdelkarim a été transporté vers le service de médecine légale d’Oran. Selon les premières constatations médicales, la victime avait reçu un violent coup à la tête avec un objet lourd et contondant, entrainant une mort instantanée.
L’enquête menée par les services de sécurité a permis d’identifier les personnes impliquées. Elle a notamment révélé que le mobile du crime était lié à une transaction de psychotropes, en l’occurrence de la prégabaline.
Résidant à Sig, la victime cherchait à se procurer ces substances. Pour ce faire, elle aurait contacté des connaissances qui l’auraient mise en relation avec D. Mohamed Amine. Ce dernier, selon ses propres déclarations, connaissait plusieurs dealers grâce à son travail, et aurait orienté la victime vers un fournisseur potentiel à Oran.
Accompagné du policier et de deux amis -dont un footballeur local- B. Abdelkarim s’est rendu à Oran. Une fois arrivé dans la localité d’Oued Tlélat, plus précisément dans la cité des 800 Logements, il se serait rendu chez L. Billel, principal mis en cause.
C’est là que tout aurait basculé. Les événements se seraient déroulés très rapidement. La victime a été retrouvée sans vie, le crâne écrasé. L’accusé principal, lui, a été découvert blessé par arme blanche, mais aurait réussi à s’enfuir avec un sac contenant 42 millions de centimes, somme supposée destinée à l’achat des psychotropes. Cet argent n’a jamais été retrouvé.
Lors de l’audience en appel, L. Billel a nié en bloc les accusations portées contre lui, affirmant qu’étant blessé, il lui aurait été impossible d’infliger un tel coup à la victime. Il a déclaré ne pas connaître cette dernière, sauf le policier.
Les deux autres prévenus ont également nié toute implication dans le crime. Le policier, pour sa part, a admis avoir mis la victime en contact avec le dealer pour l’achat de prégabaline, en échange d’un pot-de-vin de 5.000 dinars, mais a nié toute complicité dans l’agression mortelle.
Face à la gravité des faits, le représentant du ministère public a insisté sur la complicité de l’ensemble des prévenus et a requis 20 ans de réclusion criminelle à leur encontre. De son côté, la défense a plaidé la non-culpabilité, soulignant l’absence de preuves tangibles et l’absence de témoins directs du crime.
Zemmouri L.