Plus 9 millions de visiteurs recensés en juillet : Oran, capitale estivale

En juillet 2025, la wilaya d’Oran a accueilli plus de 9 millions d’estivants sur ses plages, confirmant son statut de destination estivale phare en Algérie. Cette affluence place la ville en tête des côtes algériennes, devant Alger, Skikda ou encore Béjaïa, et reflète la montée en puissance du tourisme balnéaire dans l’ouest du pays.
Climat favorable, façade maritime séduisante, patrimoine culturel riche, Oran combine les atouts naturels et historiques pour séduire vacanciers locaux et visiteurs venus d’autres wilayas, mais aussi de l’étranger. La ville s’impose de plus en plus comme un point central de l’offre touristique algérienne, contribuant activement à l’objectif national d’accueil de plusieurs millions de touristes.
Le renforcement du parc hôtelier témoigne de cette ambition. Au printemps, 14 nouveaux établissements ont été réceptionnés, offrant plus de 1.800 lits supplémentaires aux 22.000 déjà existants. Malgré cette expansion, les hôtels affichent complet depuis début juillet. Certains établissements en bord de mer, notamment à Aïn El-Türk, atteignent des taux d’occupation proches de 100%, avec des tarifs variant de 10.000 à 12.000 DA la nuit pour une chambre standard avec vue sur mer.
L’hébergement alternatif n’est pas en reste. Studios, appartements et maisons, proposés à la location entre 6.000 et 15.000 DA la nuit, complètent l’offre. Sur les plateformes de réservation, les disponibilités se font rares, tant la demande est soutenue.
Sur le littoral, les plages les plus fréquentées (Coralès, les Andalouses, Cap Falcon, Aïn El-Türk…) sont bondées dès l’aube. Les estivants affluent, installant parasols et nattes, pendant que les vendeurs ambulants proposent beignets, glaces, et jouets de plage. Si certaines plages restent accessibles gratuitement, d’autres sont gérées par des privés qui imposent des frais indirects via la location obligatoire de parasols ou transats, souvent entre 500 et 1.000 DA la place. Le tout sous la surveillance sourcilleuse des corps de sécurité qui n’hésitent pas à intervenir en cas de dépassements.
Au-delà du littoral, le patrimoine oranais attire de plus en plus de visiteurs. Plus de 9.600 personnes ont visité le Fort de Santa Cruz et le Palais du Bey en un mois seulement, preuve d’un renouveau du tourisme culturel dans la région. Cette dynamique est soutenue par des agences de voyages locales, qui organisent des circuits mêlant mer et histoire, notamment à destination des touristes venus de l’intérieur du pays.
Oran bénéficie également de l’essor des évènements culturels et professionnels. Le Salon international du tourisme SIAHA, organisé au Centre des conventions, a rassemblé plus de 2.000 professionnels venus d’Algérie, de pays voisins et d’Europe, autour d’une ambition claire : positionner Oran comme une plaque tournante du tourisme méditerranéen, ouverte à l’investissement, à la diversification de l’offre, et à l’extension vers le tourisme saharien.
Aujourd’hui, dans les rues du centre-ville, sur la corniche ou à la place du 1er Novembre, l’été oranais bat son plein. L’ambiance est électrique, colorée, parfois désordonnée, mais authentique. Malgré quelques défis liés à l’environnement et à la circulation, les visiteurs restent séduits par l’énergie unique de la ville, son parler chantant, et l’expérience d’un été algérien vrai, vibrant et généreux.
O.A Nadir
