Justice : 12 ans de réclusion pour trafic de cocaïne

Accusés dans une affaire de trafic de cocaïne, quatre prévenus, S. Mohamed, Kh. Fouzi, K. Djamel et I. Amine, ont comparu cette semaine devant le tribunal criminel d’Oran. A l’issue des délibérations, une peine de douze ans de réclusion criminelle a été prononcée à leur encontre.
L’affaire remonte au 10 mars 2023, lorsque les services de la Gendarmerie nationale de Maghnia ont saisi 2 kg de cocaïne et procédé à l’arrestation des trois premiers mis en cause. Le quatrième individu, I. Amine, avait alors réussi à prendre la fuite lors de l’opération.
Selon les éléments de l’enquête, les services de sécurité avaient été informés de l’entrée imminente d’une importante quantité de cocaïne en provenance du Maroc, transitant par Maghnia pour être acheminée vers Oran. Les enquêteurs ont donc décidé d’infiltrer le réseau afin de prendre les trafiquants en flagrant délit.
L’agent ainsi infiltré, qui s’est fait passer pour un client, a permis de repérer les suspects qui se trouvaient dans deux véhicules. Le quatrième individu a été aperçu sortant d’une station-service. Les trois premiers prévenus sont alors sortis de leur véhicule, l’un d’eux tenant un sachet en plastique. C’est à ce moment que les forces de l’ordre sont intervenues, interpellant les trois hommes et saisissant les 2 kg de cocaïne contenus dans le sachet. Le quatrième a réussi à fuir, mais les investigations ont permis de l’identifier et de l’appréhender par la suite.
Entendu par le tribunal, S. Mohamed a expliqué que, le jour des faits, les autres mis en cause l’avaient contacté pour participer à une opération de transport de drogue. Il les a rejoints et a assisté à l’arrivée de I. Amine, qui leur a remis la marchandise à bord d’un véhicule de marque Logan. Le groupe s’est ensuite dirigé vers le domicile de ce dernier, où la transaction devait être finalisée contre remise d’argent.
A la barre, les accusés n’ont pas nié les faits, mais ont déclaré avoir agi sur demande d’un commanditaire, qui s’est révélé être l’agent infiltré ayant mené l’opération jusqu’à leur arrestation.
Le représentant du ministère public a requis la perpétuité à l’encontre des accusés. De leur côté, les avocats de la défense ont plaidé les circonstances atténuantes, affirmant que les faits avaient été en partie fabriqués dans le cadre de l’opération d’infiltration.
Zemmouri. L

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