Tentative d’homicide à Gambetta: L’accusé condamné à 12 ans de prison

Le tribunal criminel d’Oran a condamné G. Abdelhadi à 12 ans de réclusion criminelle ainsi qu’au paiement de dommages et intérêts d’un million de dinars. Il était poursuivi pour tentative d’homicide volontaire et prémédité sur son voisin, victime d’une agression à l’arme blanche le 3 novembre 2023. La victime, admise au CHU d’Oran, avait subi une intervention chirurgicale urgente et a souffert d’une incapacité de six mois.
Lors de l’audience, il a été révélé que l’accusé, connu pour ses troubles dans le quartier populaire de Gambetta, multipliait les comportements agressifs, surtout sous l’emprise de l’alcool, et proférait des injures obscènes malgré les demandes répétées de la victime de cesser ses agissements. Le jour de l’agression, alors que la victime revenait de la prière de l’aube, elle surprit son voisin ivre avec ses amis. Après leur départ, l’accusé continua ses provocations verbales. Une altercation éclata lorsque la victime lui demanda de se calmer, rapidement interrompue par l’intervention des voisins.
Cependant, l’accusé, armé d’un couteau, revint menacer la victime, tentant de forcer l’entrée de son domicile et de casser une vitre, ainsi que la voiture d’un proche. L’intervention du père de la victime permis de lui porter secours, mais il fut frappé à plusieurs reprises par l’accusé avant que les voisins ne puissent intervenir. Sans leur aide, la victime aurait pu succomber à ses blessures.
Lors de l’enquête, l’accusé, arrêté rapidement, admit les faits, mais présenta une version différente, affirmant être revenu d’un mariage légèrement ivre, ne trouvant pas la clé de sa porte, et avoir été agressé verbalement par son voisin. Selon lui, il se serait défendu en frappant son voisin avec un sac contenant des débris de carrelage, ce qui aurait causé les blessures.
Au tribunal, il maintint cette version, jugée peu crédible par les magistrats. Le ministère public insista sur les preuves accablantes et demanda une peine de réclusion à perpétuité, tandis que la défense invoqua les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.

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