Festival du raï 2025 à Oran : Un retour attendu, entre hommage et « guests »

Placée sous le signe « De la mémoire à la scène », le Festival du raï marque un retour éclatant après une année d’absence. Pour cette 14ᵉ édition, près de 43 artistes se partageront l’affiche dont 23 se sont déjà produits à Sidi Bel Abbès. L’événement, qui rend hommage à Mohamed Bousmaha, offre quatre soirées musicales inédites pour célébrer l’âme vivante du raï.
La conférence de presse de présentation s’est tenue hier au Palais de la Culture d’Oran. Pour la première fois, le Festival se déroule dans deux villes. La première étape, à Sidi Bel Abbès, s’est achevée avant-hier après quatre soirées consacrées à la mémoire du regretté Ahmed Zergui. La seconde partie, à Oran, se tiendra du 18 au 21 août, au Théâtre de verdure Hasni Chakroun, avec entrée gratuite pour le public.
Après une interruption due à des difficultés économiques et financières, le Festival revient avec force. « Une édition spéciale », affirme le directeur artistique Fayçal Sahbi, qui promet un équilibre entre figures emblématiques et nouvelles voix.
Le comédien Mohamed Yabdri animera les soirées, sous la direction musicale du chef d’orchestre Amine Dahane. Le coup d’envoi, le 18 août, sera marqué par la prestation de la diva Fadela, Mehdi Laifaoui, artiste de renom issu de la diaspora algérienne, Houari Benchenet, Djalil Palermo et Cheb Nassiro.
Le 19 août, la scène oranaise accueillera El Basta, cheb Hamidou, cheba Manel, la rappeuse Houria Par Hasard de Canada et cheb Abess. Le 20 août, place à Shazil, cheb Momo, Hichem TGV et Amine Babylone. Enfin, le 21 août, Lazhar Zeno – considéré par Fayçal Sahbi comme l’une des plus belles voix actuelles –, cheba Samira et Bilal Sghir clôtureront la fête, en attendant la confirmation d’une grande star.
Cette édition se distingue également par la participation d’artistes de la diaspora algérienne et de musiciens venus d’horizons variés, invités comme « guests » pour enrichir la programmation. Un choix qui illustre une volonté d’ouverture à la diversité des styles musicaux algériens, tout en plaçant le raï au cœur de la scène.
Pour le commissaire du Festival, Houssem Harzallah, il s’agit d’« un Festival fondateur pour célébrer le patrimoine du raï avec une identité profondément algérienne ». Il ambitionne de lancer une tournée nationale qui ferait voyager le raï à travers toutes les régions, de l’Ouest à l’Est, du Nord au Sud.
En conjuguant mémoire, hommage et innovation, cette 14ᵉ édition s’annonce comme un moment fort, où la scène oranaise fera vibrer les souvenirs tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour le raï.
Khaled Boudaoui

Bouton retour en haut de la page