Ce que j’en pense : La véritable life de BHL
Par Moncef Wafi
Né Basile Horacio, BHL vit le jour dans une petite ferme coloniale volée de l’autre côté de la mer. Son père, mexicain naturalisé, lointain cousin de Zapata, et sa mère, une fille de Paris côté cour, décidèrent de rentrer en Métropole après que le vent du sud ait subitement tourné.
Et le « L », diriez-vous, que vient-il faire dans ce patronyme ?
Celui qu’on appelait déjà BH, était bien futé pour son âge. A la maternelle, il remarqua que les enfants étaient parqués selon certaines spécificités dont seuls les adultes avaient le secret. Il comprit, très tôt, que le mot égalité n’avait d’autres fonctions que d’embellir les frontons de la république. Alors, il s’inventa une grand-mère sortie un jour faire ses courses à Birkenau, mais qui ne rentra jamais chez elle.
Fort de cet arbre généalogique planté, il se rapprocha de ces enfants braillards, effrontés et sans réelle éducation, qui passaient leur temps à s’accaparer de force des jouets des autres gamins. Et lorsqu’un môme se défendait, ils partaient en courant chialer auprès du directeur. BH eut comme une révélation et décida de ce que serait sa vie dorénavant. Il se rapprocha de cette caste des intouchables et se mit à leur service, frappant lorsque l’adversaire était plus petit et hurlant à l’antisémitisme quand la résistance s’organisait dans les travées de la maternelle. Il poussa même l’assimilation jusqu’à se confectionner une kippa avec le soutif noir de sa mère. Malgré son physique contrastant, il fut adoubé puis invité, bien plus tard, entre deux massacres de Palestiniens, à se joindre aux bar-mitsvas organisés à l’occasion.
Les années passèrent et BH prit conscience qu’il fallait gravir les barreaux de l’échelle sociale et de se consacrer entièrement à son nouveau statut. Il contacta un spécialiste en dermopigmentation pour se débarrasser de son teint sentant fort la terre ancestrale du Yucatan. Il passa ensuite sur la table d’un rhinoplasticien qui lui dessina ce nez caricatural si caractéristique au peuple élu par les États-Unis d’Amérique, selon St Ferdinand, Céline de son nom de famille.
Pour compléter sa métamorphose, Il déporta son père à Juarez où le cartel éponyme lui rédigea un acte de décès en bonne et due forme puis paya un billet aller sans retour à sa mère sur l’Orient Express. Il se libéra du carcan du passé en changeant de nom comme un serpent qui mue. Basile devint Bernard, Horacio se transforma en Henry et quoi de plus représentatif que Levy. La légende était née.
Il épousa une saltimbanque au sang bleu qui lui conseilla de s’habiller en blanc pour équilibrer la noirceur de son âme. Et à force de mensonge, d’escroquerie intellectuelle, de plagiat et de fourberie, il devint l’un des plus puissants monarques de la république. Alors, seulement, Il créa un harem des BH maghrébins qui cherchaient à lui ressembler en crachant sur leur propre reflet.
A tous les Anas Al-Charif, dormez du sommeil du juste et que Dieu maudisse tous les danseurs du ventre des oasis perdus du désert.