CBV ayant entraîné un handicap : Prison ferme pour les agresseurs

Le tribunal criminel d’Oran a rendu son verdict dans une affaire de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente. Deux des trois mis en cause ont été condamnés à deux et trois ans de prison ferme, tandis que le troisième, actuellement en fuite, a écopé de dix ans de réclusion criminelle par contumace. Un mandat d’arrêt a été émis à son encontre.
Les faits remontent au 27 juin 2023, aux environs de 11h, lorsque M. Hicham s’est présenté aux services de sécurité d’Aïn Beïda pour porter plainte suite à une violente agression au couteau. Il a expliqué qu’il se dirigeait vers le domicile de son beau-frère, dans le quartier des 200 logements, lorsqu’un véhicule blanc de marque Chana a heurté le rétroviseur de sa voiture. L’incident a rapidement dégénéré.
Selon sa déclaration, trois individus à bord du Chana l’ont poursuivi, insulté, puis agressé. L’un d’eux l’a giflé, un autre l’a frappé à l’aide d’un bâton en bois, lui causant plusieurs contusions au dos. Alors qu’il tentait de se défendre, un troisième agresseur l’a frappé violemment avec une barre de fer. L’intervention d’un citoyen a permis d’éviter des blessures plus graves. La victime a ensuite été transférée à la clinique médicale polyvalente d’Aïn Beïda pour recevoir les soins nécessaires. Il a également signalé la perte de son sac contenant les documents du véhicule, un registre de commerce et 40.000 DA en espèces.
Vers 13h le même jour, les services de sécurité ont été informés par la sûreté de wilaya qu’une autre agression avait été signalée aux urgences du CHU Benzerdjeb d’Oran, où deux blessés avaient été admis. L’un d’eux présentait une blessure à l’index de la main droite, causée, selon lui, par le conducteur du même véhicule blanc.
Ce deuxième plaignant a affirmé se trouver en voiture avec son frère lorsqu’une altercation verbale a éclaté avec des personnes se trouvant dans un Chana de couleur blanche. Ils auraient tenté d’éviter l’affrontement en quittant les lieux, mais auraient été poursuivis puis interceptés. Il a accusé ses agresseurs de l’avoir frappé avec un objet contondant, provoquant l’amputation de son pouce gauche. Il a été hospitalisé pendant deux jours et a obtenu une incapacité temporaire de 30 jours après examen médico-légal. Son frère aurait également été agressé.
Lors du procès, les accusés ont reconnu les faits. Le représentant du ministère public a requis une peine de dix ans de prison ferme à l’encontre de chacun, estimant que les charges étaient pleinement établies. La défense, de son côté, a plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri. L

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