Ce que j’en pense: Déjeuner en paix !

Par B. Mira

L’actualité, brûlante, des médias aux réseaux sociaux est la même à toutes les dates ! Les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent… Comme disait la chanson de Stephen Eicher…
« Est-ce que tout va si mal? Est-ce que rien ne va bien ? » Oui, plus ne va ! Nous assistons, impuissants, à un génocide qui se déroule sous nos yeux, et toute dénonciation est étouffée par la loi du silence et de l’accusation « d’antisémitisme » ! Cette nouvelle arme ordinaire qu’on braque automatiquement sur les défenseurs de la cause palestinienne pour les discréditer et les intimider à chaque fois qu’ils critiquent l’Etat israélien, tout comme fut cette curieuse distorsion dans les réactions aux attaques du Hamas : dès qu’on évoque la nécessité de comprendre le contexte de la situation, la morale sélective intervient pour condamner les « massacres commis par le Khamas », comme seule perspective à travers laquelle doivent se juger les événements. Ainsi, la « réponse » devient légitime, même quand elle se matérialise sous forme d’un massacre à visée génocidaire, tel que celui que livre Israël à Ghaza depuis des semaines.
Condamner le Hamas est devenu un moyen de pression, un chantage émotionnel pratiqué avec zèle pour obtenir un peu de solidarité avec le peuple palestinien et se donner bonne conscience à l’occasion… et pouvoir déjeuner en paix !
Que l’Occident travestisse la vérité à coup de propagande et de manipulation médiatique en usant d’inversion accusatoire et de répétitions mensongères, que les pays arabes manquent à leur « devoir » de solidarité « arabe » ou « islamique » (comme s’il s’agissait seulement de ces considérations là), que le statut de vainqueur de la Seconde Guerre mondiale confère aux Etats-Unis LE rôle le plus décisif à l’échelle de la planète au point d’en faire une divinité sur terre, pour qu’enfin des Kamel Daoud et des Mohamed Sifaoui puissent se l’ouvrir à partir du confort de leurs canapés français et de « penser » le conflit israélo-palestinien à la manière d’un Raphaël Enthoven ou d’un Jacques Attali.
Le monde l’a bien compris pourtant, cette fois-ci, rien ne semble fonctionner ! L’extrême droite israélienne en a bien conscience, les USA aussi pour le coup… même si le combat palestinien anticolonialiste demeure déprécié, même s’il tarde à être admis à l’unanimité, maintenant qu’on arrive à admettre que les Palestiniens sont les nouveaux indiens, la cause demeure juste, comme fût l’antinazisme, l’unique référence absolue mitraillée comme règle de discernement moral.
Présentée sous ce prisme, la justesse de la cause importe peu. Ce qui compte vraiment, c’est de prendre parti et d’assumer son parti pris… quitte à ne plus déjeuner en paix !

Bouton retour en haut de la page