Mise en place d’une instance nationale: La lutte contre le cancer, une priorité de l’Etat

Le président de la République a mis en place une instance nationale présidée par l’oncologue, Adda Bounedjar, en compagnie d’une équipe de spécialistes du domaine, et qui sera chargée d’arrêter les éléments de l’initiative nationale de prévention et de lutte contre le cancer, dans le cadre de la concrétisation de ses engagements de protection et de la promotion de la santé des citoyens, et de les mettre à exécution sans délais.

L’annonce a été faite dans un message adressé, jeudi, aux participants au 22e Congrès de l’Association médicale arabe contre le cancer (AMAAC) et au 15e Congrès d’oncologie, tenus au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal (Alger), et lu en son nom par le Conseiller auprès de la Présidence de la République, Mohamed Seghir Saâdaoui.
« L’instance sera placée sous la supervision des services de la Présidence de la République et en coordination permanente avec les ministères de la Santé, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, du Travail et de la Sécurité sociale, du Commerce, de l’Environnement et de l’Education nationale, ainsi qu’avec tous les autres secteurs concernés », a-t-il ajouté.
« Nous avons chargé cette instance d’arrêter les éléments de l’initiative nationale de prévention et de lutte contre le cancer, de les mettre à exécution sans délais, et de former tous les sous-comités indispensables à la réalisation des objectifs tracés », a ajouté le Président Tebboune.
Pour le chef de l’Etat, « cette instance est appelée à soumettre des rapports diligents et périodiques sur les résultats réalisés sur le terrain et leur impact sur la modernisation du système national de santé et l’amélioration de la prise en charge des cancéreux au niveau national », d’autant que « toutes les mesures à même de remédier à tout dysfonctionnement urgent, seront prises sur la base de ces données ».
Par ailleurs, M. Tebboune, a décidé de soutenir l’Initiative nationale de lutte contre le cancer par tous les moyens financiers nécessaires, en y consacrant 70 milliards DA à partir du Fonds national de lutte contre le cancer. A ce propos, il a affirmé que « le Fonds national de lutte contre le cancer bénéficiera également de 30 milliards DA à partir de 2024 », insistant sur la nécessité « d’assurer une meilleure répartition des centres de lutte contre le cancer au niveau national ».
Précisant que « 50.000 cas de cancer ont été enregistrés en Algérie en 2022 », le président de la République a soutenu que les cas enregistrés « exigent des améliorations et des ajustements d’urgence » avec « l’inscription du suivi et de la lutte contre le cancer comme une priorité ».

100 milliards DA à dépenser

De son côté, le Pr. Adda Bounedjar a salué la création de cette Instance qui contribuera à l’amélioration de la prise en charge des cancéreux en Algérie. Dans une déclaration à l’APS en marge de ces travaux, M. Bounedjar a affirmé que la confiance placée en sa personne par le président de la République « est une grande responsabilité qui m’a été confiée pour la concrétisation des promesses de Monsieur le Président en vue de préserver la santé des citoyens, d’accompagner les personnes atteintes de cette maladie et de remédier aux insuffisances observées durant les différentes étapes du traitement ».
L’Algérie a franchi de grands pas en matière de prise en charge des malades, a-t-il soutenu, appelant à consentir davantage d’efforts au niveau de plusieurs secteurs.
Il a affirmé, en outre, que « le rattachement de l’Instance nationale chargée d’arrêter les éléments de l’Initiative présidentielle de lutte et de prévention contre le cancer à la Présidence de la République dénote l’intérêt accordé par Monsieur le Président à ce dossier ».
Pour sa part, le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi a affirmé que la prévention et la lutte contre le cancer constituaient une priorité nationale s’inscrivant au sein du programme national visant à améliorer les prestations sanitaires prodiguées aux cancéreux.
Dans une allocution lors de l’ouverture du 22e Congrès de l’Association médicale arabe contre le cancer (AMAAC) et du 15e Congrès d’oncologie, le ministre a précisé que « le cancer demeure un spectre pour tous les systèmes de santé mondiaux. Au regard de cette situation, notre pays a décidé de faire de la lutte contre cette maladie une priorité nationale ».
« Partant de notre conviction de la nécessité de revoir notre système de santé et de concrétiser la volonté politique d’améliorer la prise en charge des patients et le service public, un plan d’action a été adopté reposant sur la simplification et l’amélioration des prestations sanitaires, la réduction du temps d’attente au profit des patients et l’atténuation de leurs souffrances », a-t-il ajouté.
Pour M. Saihi, le plan d’action accorde un intérêt particulier au dépistage et au diagnostic, ce qui permet la prise en charge précoce du patient et le renforcement des mesures de prévention en vue de lutter contre les facteurs de risque », soulignant que « l’organisation de ce congrès en Algérie s’inscrit dans le cadre de la formation continue et permanente des équipes médicales et du soutien à leurs acquis scientifiques ». Il a souligné « l’importance du travail de sensibilisation et des campagnes de dépistage précoce qui s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre cette maladie ».
Rappelons que ce congrès réunit près de 18 pays arabes, à l’exception de la délégation de l’Etat de Palestine en raison de la situation prévalant suite à l’agression sioniste contre la bande de Ghaza.
Il s’étalera jusqu’à aujourd’hui, avec également la participation de plusieurs pays étrangers tels que les Etats-Unis, la Russie et l’Inde, en sus de 1.700 participants.
Synthèse R.N

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