Tentative d’homicide volontaire: Un père acquitté, son fils condamné à 7 ans de prison
Le tribunal criminel de première instance près la cour d’Oran a rendu son verdict dans une affaire de tentative d’homicide volontaire qui avait secoué la commune d’Aïn El-Turck. À l’issue des délibérations, le père, K.B., commerçant propriétaire d’un magasin de vente d’oiseaux, a été acquitté, tandis que son fils, K.A., a écopé de sept ans de réclusion
criminelle.
Les événements remontent au 10 mai 2023, lorsque les services de sûreté d’Aïn El-Turck ont été alertés par l’hôpital local de l’admission de trois personnes grièvement blessées à l’arme blanche. Les victimes ont immédiatement désigné le père et son fils comme leurs agresseurs présumés.
Interrogé par les enquêteurs, K.B. a nié toute implication dans les coups de couteau, tout en reconnaissant qu’une altercation avait éclaté entre lui et l’une des victimes. Son fils, en revanche, a été directement accusé d’avoir porté des coups violents.
L’une des victimes a expliqué qu’elle se trouvait, avec un ami, à proximité de Haï Ennakhil lorsqu’elle a assisté à une dispute. En s’approchant pour comprendre la situation, elle aurait été attaquée par K.A., qui lui aurait asséné plusieurs coups de couteau, notamment à la tête et à la jambe. L’ami qui l’accompagnait a livré un témoignage similaire, accusant lui aussi le jeune homme. Une troisième victime a, pour sa part, mis en cause à la fois le père et le fils.
Selon les éléments de l’enquête, l’origine du différend remonterait à une querelle entre K.B. et l’une des victimes au sujet d’une femme sans-abri du quartier. Si la tension semblait retombée dans un premier temps, l’incident a pris une tournure dramatique dans la soirée, lorsqu’un neveu de la victime principale a été agressé à son tour à l’arme blanche, déclenchant la violente expédition relatée par les témoins.
À la barre, K.A. a affirmé avoir agi en état de légitime défense, tandis que son père a persisté à nier toute participation aux faits. Les victimes, elles, ont maintenu leurs accusations, soulignant la brutalité des coups reçus.
Le ministère public a requis la peine maximale prévue par la loi, arguant de la gravité des faits et du danger représenté par les agresseurs présumés. La défense, de son côté, a plaidé les circonstances atténuantes, invoquant la provocation et la spirale de violence née d’un banal différend de voisinage. Zemmouri L.
