Un tournant pour l’économie algérienne : Tebboune évoque le « succès » de l’IATF

 

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé jeudi que le succès de la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), organisée en septembre dernier à Alger, constitue un tournant qui incite l’Algérie à renforcer davantage sa présence économique sur le continent africain.

S’exprimant au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal lors d’une rencontre avec les opérateurs économiques, le chef de l’État a souligné que cette manifestation « a été une véritable vitrine pour l’Algérie », permettant aux partenaires étrangers de découvrir un climat d’investissement attractif et dynamique. « Nous commençons déjà à récolter les fruits de cette ouverture, grâce à nos industriels et jeunes entrepreneurs », a-t-il précisé.
Le Président a rappelé que l’édition d’Alger a dépassé toutes les attentes, avec la conclusion de 48,3 milliards de dollars de contrats, dont 11,4 milliards au profit de l’Algérie, et des négociations en cours estimées à 11,6 milliards de dollars. « Ce succès constitue un nouveau départ, où les opérateurs économiques algériens sont appelés à jouer un rôle central », a-t-il insisté.
M. Tebboune a réaffirmé que l’Algérie mise sur une économie moderne, compétitive et libérée des contraintes bureaucratiques, mettant en avant les start-up, secteur où le pays « est devenu un leader continental ». Il a rappelé les avancées enregistrées dans les filières agroalimentaire, pharmaceutique, chimique et électroménagère, appelant à intensifier les exportations hors hydrocarbures.
Concernant l’industrie, le président de la République a renouvelé son engagement à porter sa contribution à 13 % du PIB, contre 3 % en 2019. Il a salué la dynamique d’investissement actuelle, avec plus de 17.000 projets enregistrés auprès de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), porteurs de 420.000 emplois potentiels, ainsi qu’une forte croissance des start-up, passées de 200 à près de 10.000 en quelques années.
Le Président a également insisté sur la nécessité d’une présence « massive » des entreprises algériennes sur le continent, soulignant l’intérêt croissant des pays africains pour le produit algérien.

L’engagement du patronat

Il a exhorté les opérateurs à respecter scrupuleusement leurs engagements contractuels, citant en exemple un accord conclu avec le Nigeria pour la fourniture de deux millions de terminaux de paiement électronique (TPE). « La crédibilité de l’Algérie est au-dessus de toute considération », a-t-il martelé.
De son côté, le président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, a réaffirmé l’engagement des opérateurs économiques algériens à mettre en œuvre de manière effective les contrats conclus lors de la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF).
Après avoir appelé à un suivi rigoureux des engagements et des opportunités des contrats examinés lors de la Foire, le président du CREA a relevé que la réussite de la mise en œuvre de ces accords renforcera la confiance auprès des clients et contribuera à conforter la position économique de l’Algérie en Afrique.
Pour ce faire, M. Moula a insisté sur la nécessité de « lever tous les obstacles, de développer davantage les entreprises nationales, d’élargir les investissements, de renforcer les équipes de travail par la création d’emplois, d’encourager les initiatives, de consolider la confiance et de créer un climat de plus en plus favorable au développement économique, à même de garantir la durabilité des industries et des technologies ».
L’IATF a mis en évidence que « l’Algérie peut se positionner comme un pont solide entre l’Afrique et la Méditerranée, tout en jouant un rôle moteur au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) », a affirmé M. Moula. « Il est temps d’ancrer cette position, notamment à travers le renforcement de l’infrastructure du pays et la poursuite de l’encouragement de l’innovation et de la compétitivité », a-t-il dit. Et d’ajouter: « la réussite économique de l’Algérie repose sur une combinaison de la qualité industrielle, de la mobilisation nationale, et de la capacité à créer un environnement favorisant l’excellence, afin de s’imposer durablement comme un acteur majeur de l’économie africaine et internationale ». G. Salima

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