Octobre rose: FARD s’implique

À l’occasion du mois d’octobre rose et de la semaine de la santé mentale, l’Association Femmes Algériennes Revendiquant leurs Droits (FARD) a organisé, jeudi 9 octobre, une séance de travail thérapeutique de réseau (#TTR) intitulée : « Lutte contre le cancer du sein, santé mentale et prise en charge psychologique des enfants scolarisés » animée par la psychologue clinicienne F. Bouchi.
Cette rencontre, à forte portée humaine et sociale, a réuni des expertes du secteur de la santé, des psychologues, des travailleuses sociales et des militantes associatives, autour d’un constat alarmant : la santé mentale des femmes demeure un enjeu majeur, encore trop souvent négligé dans les politiques publiques de santé.
Selon les dernières statistiques du ministère de la Santé, une femme sur huit risque de développer un cancer du sein au cours de sa vie, tandis que près de 40 % des femmes atteintes présentent des symptômes d’anxiété ou de dépression pendant leur traitement. Cette réalité, doublée du poids des responsabilités familiales et professionnelles, contribue à une explosion de la charge mentale féminine, soulignée par les intervenantes de la séance.
Les participantes ont insisté sur le rôle crucial des personnels de première ligne — assistants sociaux, agents d’accueil, infirmiers, administratifs et acteurs associatifs — dans le repérage précoce des troubles psychologiques et dans l’accompagnement des patientes.
Les discussions ont également mis en avant la nécessité de replacer la santé mentale dans un contexte social, institutionnel et associatif local, et de créer des espaces spécialisés de thérapie familiale pour une meilleure prise en charge. Les participantes ont plaidé pour un accompagnement global, combinant soutien médical, psychologique et social des femmes et des enfants, soulignant que la précarité sociale aggrave les troubles mentaux — et inversement.
L’Association FARD a appelé aussi à intensifier la coopération entre les structures publiques de santé et le tissu associatif, afin de garantir une prise en charge durable et humaine des malades, en particulier des femmes atteintes de cancer et de leurs familles.
Pour rappel, la maladie continue de progresser en Algérie, avec 15 000 nouveaux cas et plus de 4 200 décès chaque année, soit environ 14 femmes qui en meurent chaque jour.
R.L

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