Sécurité alimentaire : Le pari des projets agricoles d’envergure

L’Algérie a engagé une série de projets agricoles d’investissement à grande échelle dans le cadre de sa stratégie nationale visant à garantir la sécurité alimentaire, a affirmé ce lundi le professeur Brahim Mouhouche, expert en économie, gestion de l’eau et sécurité alimentaire, lors de son passage dans l’émission « L’invité du matin » sur la Radio nationale.
Parmi les initiatives phares, le projet « Baladna », développé en partenariat avec des investisseurs qataris, se distingue par son ampleur mondiale, s’étendant sur 130 000 hectares. Ce programme prévoit la production de céréales, de lait en poudre, d’aliments pour bétail et de viande, selon le spécialiste.
Outre le partenariat avec le Qatar, l’Algérie mène également des projets agricoles avec l’Italie, l’Arabie saoudite (20 000 hectares), la Turquie (5 000 hectares) et la Chine, illustrant une volonté de diversifier les sources d’investissement et de renforcer les capacités productives du pays.
Le professeur Mouhouche a également mis en avant les ressources hydriques disponibles en Algérie, soulignant leur rôle crucial dans le développement du secteur agricole. Le pays dispose de 19 stations de dessalement d’eau de mer, gérées par des cadres algériens, couvrant 47 % des besoins en eau potable. À cela s’ajoutent 230 stations d’épuration, capables de traiter jusqu’à 800 millions de m3 d’eau, potentiellement réutilisables pour l’irrigation.
« Depuis 2019, le monde entier a pris conscience que la sécurité alimentaire est l’une des armes les plus redoutables », a déclaré le professeur, en saluant la prise de conscience du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, face aux risques liés à la dépendance alimentaire.
Ch.G

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