Disparu depuis le 7 octobre dernier à Chlef : L’enfant de 4 ans retrouvé mort

Le procureur de la République près le tribunal de Chlef a annoncé, dimanche soir, que l’enfant disparu depuis le 7 octobre 2025 a été retrouvé sans vie, trois jours plus tard soit le 10 octobre. Une enquête préliminaire a été ouverte pour établir les circonstances exactes de ce crime odieux.
Selon le communiqué du parquet, « le père de l’enfant, T.M., s’est présenté aux services de la Sûreté de la wilaya de Chlef pour signaler la disparition de son fils âgé de 4 ans. Après l’activation du plan national d’alerte pour disparition et enlèvement d’enfants, les recherches ont été intensifiées, permettant de retrouver l’enfant sans vie ».
Sur place, le parquet, la Police judiciaire et le médecin légiste ont procédé à l’identification de la victime. « Des prélèvements ont été effectués sur la scène du crime par la police scientifique, une autopsie a été pratiquée et des échantillons biologiques ont été prélevés », a ajouté la même source.
Ce drame rappelle d’autres affaires tout aussi tragiques qui ont marqué l’opinion publique en Algérie. À Oran, en février dernier, un mineur, B.A.D, a été enlevé, torturé et assassiné par un individu lié à un réseau terroriste. À Constantine, le cas de Marwa Bougachiche en mai dernier a également profondément choqué les Algériens. La fillette de 10 ans avait disparu et son corps a été découvert plusieurs semaines plus tard dans la forêt de Djebel El Ouahch.
Ces affaires, bien que distinctes, révèlent la vulnérabilité extrême des enfants face à la criminalité la plus brutale et relancent le débat sur la peine de mort, suspendue en Algérie depuis 1993 mais encore prononcée par les tribunaux. En effet, à chaque malheureuse affaire de ce genre, la question revient avec insistance, débattu fortement entre artisans et adversaires du rétablissement effective de la peine capitale. Pour certains, la brutalité de ces actes suscite une forte indignation et souligne la nécessité d’une réponse judiciaire ferme.
Dans ce contexte, l’application de la peine capitale pour les auteurs de meurtres d’enfants est perçue par beaucoup comme un moyen indispensable pour sanctionner ces crimes graves et dissuader de futurs actes similaires. Les autorités judiciaires assurent que l’enquête se déroule avec rigueur et que toutes les pistes sont examinées. En attendant, la population reste attentive aux conclusions, tandis que les autorités promettent que des poursuites strictes seront engagées pour identifier et traduire en justice les auteurs de cet acte abominable.
H. Djamel
