Tentative d’introduire la drogue en prison: Six mois de prison pour l’accusé
La Cour d’appel d’Oran a rendu son verdict cette fin de semaine dans une affaire d’introduction de stupéfiants à la maison d’arrêt de Misserghine. Le principal accusé, un père de famille, a vu sa peine réduite à six mois de prison ferme, après avoir initialement écopé d’une année prononcée par le tribunal de première instance.
Ses deux filles, également poursuivies dans le cadre de cette affaire, ont quant à elles été acquittées. Le parquet avait pourtant requis une aggravation de la peine contre le père et l’annulation de la relaxe des deux jeunes femmes.
Le 16 juillet 2025, le directeur de la maison d’arrêt de Misserghine avait alerté la Gendarmerie nationale après la découverte de stupéfiants dissimulés dans un récipient alimentaire. La boîte, contenant des aubergines cuites, était destinée à un détenu, fils de l’accusé. Sur place, les gendarmes avaient trouvé le père et ses deux filles venus rendre visite au fils incarcéré. L’enquête a révélé que la boîte en question renfermait une quantité de kif, soigneusement dissimulée sous les aliments.
Interrogé, le père de famille a affirmé ignorer totalement la présence de drogue dans le récipient. Il a expliqué qu’un jeune homme inconnu lui avait remis la boîte juste avant son entrée à la prison, en lui demandant de la transmettre à son fils détenu. « Je n’ai fait que rendre service, je ne savais pas qu’il y avait du kif dedans », a-t-il déclaré lors de l’audience. Ses filles ont confirmé la version paternelle, déclarant que leur père avait simplement agi par confiance et bonne foi. Leur avocat a plaidé la non-culpabilité, soulignant que le seul tort de son client était « d’avoir été trop confiant ».
Après délibération, la cour a décidé de réduire la peine initiale du père à six mois de prison ferme, tout en confirmant l’acquittement des deux filles.
Zemmouri L.
