Maladies chroniques : Le 1er colloque national s’ouvre à Annaba
Les travaux du tout premier colloque national dédié aux maladies chroniques se sont ouverts jeudi après-midi à Annaba, sous le thème central du syndrome cardio-rénal métabolique. L’événement, qui s’étale sur deux jours, réunit des professeurs et médecins spécialistes venus de plusieurs wilayas du pays.
Organisé par l’association locale « La touche du médecin dans la lutte contre les maladies chroniques», ce rendez-vous scientifique se veut un espace d’échange autour des liens complexes entre les pathologies cardiaques, rénales et les troubles métaboliques. Il vise également à présenter les approches diagnostiques et thérapeutiques les plus récentes dans ce domaine multidisciplinaire.
Lors de la séance d’ouverture, la présidente de l’association, Dr Noura Bentriâa, a souligné le caractère étroitement interconnecté de ces maladies, qualifiant le syndrome cardio-rénal métabolique de « défi croissant dans la pratique médicale quotidienne ». Elle a plaidé pour une coordination renforcée entre cardiologues, néphrologues, endocrinologues et médecins généralistes, afin d’assurer une prise en charge globale et cohérente des patients.
De son côté, Dr Chérif Kerboua, chef du service des urgences médicales à l’EPH Ahmed-Gouasmi de Chetaïbi, a salué cette initiative qui permet aux praticiens de terrain de s’ouvrir aux dernières avancées scientifiques. Il a insisté sur l’importance de telles rencontres pour harmoniser les pratiques médicales et améliorer les protocoles de traitement dans les établissements de santé locaux.
La première journée du colloque a été marquée par plusieurs conférences animées par des universitaires et praticiens, abordant des thématiques telles que le diabète, la protection rénale, la nutrition thérapeutique, ainsi que la prévention des complications cardiovasculaires chez les patients atteints de maladies rénales chroniques.
Des débats scientifiques approfondis ont permis d’explorer les méthodes modernes de diagnostic précoce et de prise en charge intégrée, tout en mettant en lumière la nécessité d’une formation continue pour les professionnels de santé dans ce domaine en constante évolution.
R.R
