Trafic de cocaïne et de psychotropes : De dix ans à perpète pour les principaux accusés
Cinq personnes, dont une femme, ont comparu devant le tribunal criminel d’Oran pour répondre de trafic de drogue au sein d’un réseau criminel organisé. La prévenue B. Nadjet a été condamnée à dix ans de réclusion, tandis que son ami, B. Youcef, et son complice, N. Seddik, ont écopé de 18 ans de réclusion. Par ailleurs, le frère de N. Seddik, Mustapha, et L. Youcef ont été condamnés à 15 ans de réclusion. La perpétuité par défaut a été prononcée contre trois autres mis en cause se trouvant en état de fuite.
Les faits remontent à la nuit du 14 septembre 2023 lorsqu’un véhicule de marque Peugeot, conduit par L. Youcef, a été intercepté aux environs de 00h45, au niveau d’un barrage fixe à proximité d’Oued Rhiou. La fouille du véhicule a permis la saisie de 977 comprimés d’ecstasy. Confronté, L. Youcef a désigné B. Youcef comme responsable de cette quantité.
Une perquisition au domicile de B. Youcef a permis de saisir 2,6 kg de cocaïne, près de 20.000 comprimés d’ecstasy, 30 comprimés de prégabaline ainsi que des comprimé de Votryx, Kyetil et Rivotril. B. Youcef a déclaré que ces stupéfiants appartenaient aux deux frères N. Seddik et N. Mustapha, ainsi qu’à B. Smail, également en fuite. Une importante somme d’argent a également été saisie : 390 millions de centimes et 830 euros, représentant les bénéfices de la vente de ces stupéfiants.
Suite aux déclarations de ces deux premiers mis en cause, les autres, dont la jeune femme de 23 ans vivant avec B. Youcef, ont été arrêtés.
Devant le tribunal, L. Youcef a admis avoir transporté les stupéfiants pour le compte de B. Youcef, qui a expliqué que son rôle consistait à stocker la drogue sous les directives des deux frères et des mis en cause en fuite, tout en déchargeant sa concubine.
Cette dernière a affirmé vivre avec B. Youcef et ignorer son trafic. Les deux frères ont, quant à eux, nié toutes les accusations.
Le ministère public a requis la perpétuité pour les principaux mis en cause. La défense des deux principaux accusés a plaidé des circonstances atténuantes, tandis que celle des trois autres, dont la jeune femme, a plaidé la non-culpabilité. L’avocat de la jeune femme a expliqué que celle-ci venait à peine de sortir de l’adolescence et avait été trompée par son concubin, qui lui faisait miroiter une belle vie en la couvrant de cadeaux et en lui donnant beaucoup d’argent.
Zemmouri L.
