Apologie du terrorisme: Trois ans de prion pour un quadragénaire
Accusé d’apologie du terrorisme et d’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour recruter des individus au sein d’une organisation terroriste opérant à l’étranger, B.M., a comparu devant le tribunal d’appel d’Oran. Agé d’une quarantaine d’années, l’accusé a été condamné à trois ans de prison, dont un an avec sursis.
Selon les éléments de l’affaire, les faits remontent au 23 octobre 2023, une semaine après le début du génocide du Ghaza. B.M. avait publié un message sur sa page Facebook concernant ces événements, qui avait suscité de nombreuses réactions de ses abonnés. L’une d’elles, une jeune femme, avait commenté la publication puis lui avait envoyé une demande d’ami via Messenger. Ils ont entamé des échanges réguliers, sans jamais se rencontrer en personne, selon les déclarations de l’accusé.
Les messages échangés portaient sur le djihad en Syrie et le martyr. La jeune femme lui aurait confié son intention de rejoindre les groupes djihadistes, mais B.M., aurait tenté de la dissuader, évoquant notamment sa jeunesse, selon sa version.
Toutefois, lors du procès, l’accusé a été confronté aux conversations enregistrées, qui montrent qu’il aurait envoyé à sa correspondante des vidéos relatives à l’organisation terroriste et l’aurait encouragée à rejoindre ces groupes, se contredisant ainsi dans ses déclarations. Il lui avait également demandé de ne plus le contacter via Facebook mais plutôt via Telegram, affirmant que ce dernier était plus sûr.
B.M., a justifié ce transfert en affirmant que la connexion Internet sur Facebook était plus lente que sur Telegram. Il a également soutenu que c’était la jeune femme qui avait abordé ces sujets et que leurs échanges ne duraient que quelques minutes chaque jour, avant de mettre fin à la conversation.
Le représentant du ministère public a requis une peine de dix ans de réclusion. La défense, pour sa part, a plaidé la non-culpabilité de son mandant, demandant son acquittement.
Zemmouri L.
