Justice : 12 ans de réclusion pour trafic de drogue

Le tribunal criminel d’Oran a condamné A. Lahcene et M. Smain à 12 ans de réclusion pour détention et transport de stupéfiants au sein d’un réseau criminel organisé et de blanchiment d’argent. De son côté, le troisième prévenu, Y. Redouane, a été acquitté. Quant aux quatre autres prévenus qui se trouvent en fuite, ils ont été condamnés à la perpétuité par contumace, assortie d’un mandat d’arrêt international.
Selon les faits, cette affaire fait suite à des informations parvenues aux services de sécurité concernant le transport d’une importante quantité de stupéfiants du Sud vers le Nord du pays. La plupart des saisies de stupéfiants provenant du Sud concernent la drogue dure, notamment de la cocaïne. Une enquête a été ouverte à la suite de ces informations.
Le 13 mars 2023, un camion suspect a été repéré par la Gendarmerie sur la route reliant Ménéa à Labiod Sid Cheikh. Le chauffeur, A. Lahcene, était visiblement troublé lorsque les gendarmes lui ont demandé ce qu’il transportait. La fouille du véhicule a permis de saisir 450 kg de kif et 2,9 kg de cocaïne. Face à ce flagrant délit, le mis en cause a reconnu les faits et indiqué avoir reçu la marchandise de la part de M. Smain. Il a également a fourni d’autres détails de l’affaire, en citant les noms de W. Yacine et B. Abdelhak, qui étaient, selon lui, les principaux responsables de ce trafic.
Lorsque M. Smain a été arrêté, il a affirmé exercer en tant que gardien dans un studio d’enregistrement situé à Blida. Selon lui, les stupéfiants avaient été apportés par A. Lahcene au cours du mois de janvier et cachés dans les garages du studio. Il a précisé travailler chez Y. Redouane mais a insisté sur le fait qu’il ne connaissait pas le reste des membres du réseau et ignorait pourquoi le premier prévenu l’avait accusé de lui avoir remis les stupéfiants.
Quant à Y. Redouane, il a reconnu que le studio situé à Béni Tamou, Blida, appartenait à son père, qui le louait à des chaînes pour leurs enregistrements. Il a également confirmé que le second mis en cause y travaillait depuis 2012.
A la barre du tribunal criminel, le premier mis en cause a maintenu ses déclarations, reconnaissant transporter les stupéfiants. Les deux autres ont nié les accusations portées contre eux.
Le représentant du ministère public, insistant sur l’ampleur de la quantité de drogues saisies, a requis 20 ans de réclusion contre les deux premiers prévenus et dix ans contre le troisième. La défense du premier accusé a plaidé des circonstances atténuantes, expliquant que celui-ci n’était qu’un pion manipulé par les barons du trafic, tandis que les avocats des deux autres prévenus ont plaidé la non-culpabilité.
Zemmouri L.

 

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