214 noyés, l’été dernier : La Protection civile dévoile son plan d’action

À l’approche de la saison estivale, la Direction générale de la Protection civile (DGPC) met les bouchées doubles pour assurer la sécurité des citoyens à travers un plan d’action renforcé et plus performant, annoncé par le colonel Farouk Achour, inspecteur à la DGPC, lors de son passage dans l’émission L’invité du jour sur la Chaîne 3 de la Radio algérienne.

Ce nouveau dispositif englobe plusieurs volets de prévention et d’intervention, allant bien au-delà du risque de noyade. Il concerne également les feux de forêts, les incendies de récolte, les accidents de la route, les intoxications alimentaires, ainsi que les envenimations scorpioniques.
Le colonel Achour a annoncé le déploiement de plus de 11.400 agents, professionnels et saisonniers, répartis au niveau des plages autorisées à la baignade. Des postes de secours y seront installés, avec un renforcement du personnel et des moyens d’intervention, y compris des embarcations de sauvetage et des équipements collectifs adaptés.
Le dispositif inclura également des ambulances médicalisées, capables d’intervenir rapidement sur tout type d’incident, bien au-delà des cas de noyade.
Revenant sur les chiffres de l’été dernier, le colonel Achour a indiqué que les services de la Protection civile ont effectué 78.147 interventions, sauvant 56.945 personnes de la noyade. Toutefois, 214 décès par noyade ont été enregistrés, dont 131 dans des plages interdites et 83 dans des plages surveillées, mais en dehors des horaires de surveillance.
Face à ce constat, l’officier a rappelé l’importance de respecter les consignes de sécurité et de fréquenter uniquement les plages autorisées.
Interrogé sur les plages interdites à la baignade, le colonel Achour a tenu à souligner que ces restrictions sont motivées par des raisons de sécurité bien précises : accès difficile, fonds rocheux, courants marins dangereux ou encore pollution de l’eau. « Ce sont des sites où la baignade représente un réel danger pour la vie des citoyens », a-t-il insisté. Il a précisé que des commissions locales sont chargées, chaque année, de recenser et d’évaluer les plages, afin de déterminer celles qui peuvent être ouvertes au public. Grâce à ces efforts, le nombre de plages autorisées à la baignade est passé de 236 à 447 en cinq ans.
M. Salah

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