Prévention des inondations : Associer la science à la coordination institutionnelle

La ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, a affirmé jeudi à Alger que l’Algérie renforce ses dispositifs de prévention des inondations dans le cadre de l’adaptation aux changements climatiques.
Cette démarche repose sur une approche scientifique et réaliste, axée sur la planification et la complémentarité institutionnelle, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Lors d’une journée d’étude organisée en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en présence du ministre de l’Hydraulique Taha Derbal et de la représentante résidente du PNUD en Algérie, Mme Krikou a souligné que cette rencontre constitue une plateforme nationale de dialogue et de coordination. Elle vise à élaborer une vision commune pour renforcer la capacité du pays à faire face aux risques liés aux inondations.
La ministre a précisé que cette vision se traduira par des recommandations destinées à consolider le dispositif national de prévention, améliorer les outils d’évaluation et d’alerte précoce, et renforcer la gouvernance climatique. Elle a rappelé que cette orientation s’inscrit dans une stratégie nationale globale d’adaptation climatique, centrée sur la sécurité hydrique, la gouvernance environnementale et la protection du cadre de vie du citoyen.
Mme Krikou a également évoqué les engagements internationaux de l’Algérie, notamment l’Accord de Paris de 2016 et la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, ainsi que les réformes déjà engagées : adoption du dessalement de l’eau de mer comme choix stratégique, réhabilitation du barrage vert, intégration des espaces verts dans l’urbanisme, et promulgation de la loi 24-04 sur la prévention et la réduction des risques de catastrophes.
Enfin, elle a rappelé que le président de la République a appelé à la conclusion de partenariats internationaux pour soutenir la transition énergétique et à la mise en place d’un arsenal juridique et institutionnel de protection contre les catastrophes, tout en exprimant la disponibilité de l’Algérie à contribuer à un fonds international en faveur des pays les plus vulnérables.
Ch.G

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