Un investisseur privé lance un appel à Tebboune : La première usine de moteurs de drones en Algérie verra-t-elle le jour ?

Amer Bensidhoum, un inventeur multi-disciplines, passionné de moteurs de drones a adressé récemment une lettre au président de la République pour la concrétisation de son projet visant la réalisation de la première usine de moteurs de drones en Algérie.
Il espère que les procédures administratives soient accélérées pour qu’il puisse entamer les démarches de réalisation de son projet sur une assiette foncière qu’il possède dans la wilaya de Tizi- Ouzou. « Sur la base de mon étude technico économique, le CALPIREF de la wilaya de Tizi-Ouzou réuni en séance plénière le 13 juin 2012 m’a attribué un lot de terrain dans la zone d’activité de Tadmait, en étant porteur d’un projet d’une valeur exceptionnel tant pour moi en ma qualité de chercheur en génie mécanique, l’industrie nationale et une avancée technique dans le monde » dira Amer Bensidhoum dans sa lettre. Algérie Presse est allé à sa rencontre.
Selon notre interlocuteur, malheureusement les services concernés n’ont pas suivi. »Il s’agit d’une structure industrielle pour la fabrication de moteurs de drones. Lors de mes derniers travaux, je suis parvenu à concevoir un moteur en rotation orbital par enroulement qui, j’en suis certain, marquera d’une manière conséquente l’évolution de cette technologie par sa simplicité et ses diverses qualités depuis le début de ces recherches au 19e siècle. Il se substituera, en premier lieu, au moteur Rotax austro-canadien qui équipe la plupart des drones de combat et des U.L.M. et une large plage des usages dans le monde. De part sa physionomie et son poids, il est destiné exclusivement aux drones » précise-t-il.
Mais le problème d’Amer Bensidhoum n’est pas uniquement d’ordre administratif mais financier également puisqu’il espère obtenir un prêt bancaire pour la réalisation de son projet alors que les drones sont devenus incontournables dans le monde actuel pour leurs différentes missions dans le domaine civil ou militaire.
Prendre la place du Rotax
« Malheureusement, les choses n’ont pas évolué comme je voulais, notamment l’insuffisance de mon capital de départ. Au fil des années, j’ai épuisé toutes mes économies et le projet n’a pas été concrétisé. Récemment la direction de l’industrie me somme de réaliser le projet ou l’assiette foncière sera récupérée et pour réaliser le projet, il nous faut au minimum un permis de construire qui ne m’a pas été remis parce que dans mon dossier, il manque un plan de masse établi par l’agence foncière » explique-t-il.
Dans sa lettre, il énumère les problèmes rencontrés sur le terrain. « Le 28 février 2024, soit 12 ans après l’obtention du terrain et la création, sur papier, de mon entreprise, on me convoque pour me sommer d’ouvrir une enquête commodo et incommodo. Les responsables oublient que mon activité est créée sur la base d’une étude technico économique dont une copie est détenue, visée et examinée par l’ensemble des membres du CALPIREF et jugée conforme et non soumise à une réglementation particulière d’une part et en zone industrielle d’autre part », a-t-il précisé. Amer Bensidhoum est revenu également dans sa lettre sur l’expérience qu’il a réussi à acquérir au fil des années. A ce propos, il a écrit : « Monsieur le Président, avant de vous soumettre ma demande, j’ai à l’esprit quelques points qui me tiennent à cœur, il s’agit d’une société située à Oran – mon employeur pendant vingt ans – qui forçait l’admiration en fabriquant dès les années 1950 des tracteurs à chenilles avec un taux d’intégration très élevé et qui rivalisait avec les plus grands constructeurs du monde. A cette époque la Chine populaire se débattait encore dans sa révolution culturelle et ses débuts dans l’industrie des tricycles avant de prétendre aujourd’hui à devenir l’usine du monde, comme la Corée du sud qui n’existait même pas avant de devenir récemment le cinquième producteur de véhicules et le premier fabricant de téléphonie mobile ».
Hamza. B
