Liberté d’expression et unité nationale: « Deux piliers inséparables », selon Zaalani

Lors d’une interview accordée à la Radio algérienne internationale, le président du Conseil national des droits de l’homme, Abdelmadjid Zaalani, a mis en garde : la liberté d’expression doit être exercée dans le respect de l’unité nationale. À ses yeux, l’Algérie a accompli des avancées majeures ces dernières années — adoption de nouvelles lois pour réguler l’audiovisuel, développement des médias et renforcement du droit syndical — afin de garantir la liberté d’opinion tout en préservant la cohésion sociale.
Selon lui, l’ouverture de nombreux sites d’information, largement soutenus par l’État, témoigne d’une volonté réelle de promouvoir la pluralité des voix. Mais il avertit : dès lors que la liberté d’expression sape les fondements de l’unité et de la stabilité, elle perd sa légitimité. « Ébranler l’unité revient à compromettre les droits de tous », a-t-il déclaré.
Interrogé sur la situation des libertés dans le monde, Zaalani a pointé du doigt ce qu’il considère comme un recul notable des droits en Occident, en prenant l’exemple de la France. Selon lui, la liberté de la presse y subit des pressions, en particulier quand il s’agit de sujets sensibles comme le conflit au Proche-Orient. Il dénonce ce qu’il appelle « une double norme », où la liberté d’expression semble dépendre des sujets abordés.
Cette critique vise à souligner la fragilité des libertés dans des contextes de crise ou de polarisation, et à rappeler qu’une liberté responsable — équilibrée et respectueuse de la souveraineté nationale — est essentielle.
Au-delà des médias, Zaalani a mis en avant les efforts de l’État algérien pour renforcer les droits sociaux et économiques — allocation chômage, revalorisation des salaires, soutien aux populations vulnérables, sécurité hydrique et alimentaire — comme preuve de l’engagement national à garantir la dignité et la stabilité des citoyens.
Il présente ces mesures comme complémentaires de la liberté d’expression : un citoyen protégé socialement est un citoyen capable d’exercer ses droits démocratiques de façon pleine et responsable.
Pour lui, la liberté doit s’accompagner de responsabilité, de respect des institutions et de l’unité nationale. Il appelle à cultiver un modèle de coexistence, de tolérance et de respect mutuel, qui fasse de l’Algérie un exemple de liberté équilibrée et de stabilité durable.
G. Salima

Bouton retour en haut de la page