Prévention des risques de catastrophe : Réunion du Comité intersectoriel

Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a annoncé la tenue, dimanche, d’une réunion du Comité intersectoriel de prévention des risques de catastrophe. À cette occasion, le rapport annuel sur la gestion des risques pour l’année 2024 ainsi que la stratégie nationale couvrant la période 2025-2035 ont été présentés.
Selon le communiqué officiel, la rencontre s’est déroulée sous la présidence du Délégué national aux risques majeurs en présence des représentants des différents secteurs concernés. Les travaux ont porté sur l’évaluation de l’avancement des plans publics de prévention, leur actualisation et leur mise en œuvre.
Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la coordination intersectorielle et d’adopter une approche proactive, afin d’améliorer le niveau de préparation et l’efficacité des interventions sur le terrain.
Depuis deux décennies, l’Algérie est confrontée à des bouleversements climatiques majeurs, marqués par une intensification des précipitations. Chérif Aïssiou, directeur de l’assainissement et de la prévention des risques d’inondations au ministère des Ressources en eau, a rappelé sur les ondes de la Radio nationale l’épisode récent de Bir Mourad Raïs (Alger), où 72 mm de pluie sont tombés en deux heures, saturant les réseaux.
Il a souligné l’importance des curages réguliers, de projets annuels et de l’actualisation des plans directeurs pour s’adapter aux changements climatiques et à l’urbanisation.
Le responsable a dénoncé les comportements inciviques, tels que le rejet de déchets et de gravats dans les canalisations, qui aggravent les risques. Malgré la vétusté de certains tronçons, l’état général du réseau reste jugé acceptable. Les précipitations, qui ne dépassaient pas 20 mm auparavant, atteignent désormais parfois 120 mm, ce qui a poussé les autorités à accélérer la modernisation des infrastructures.
Aïssiou a rappelé que l’Algérie dispose d’un réseau unifié couvrant 93 % du territoire et 96 % des zones urbaines, soit 97 000 km de canalisations. Les services d’assainissement sont disponibles à 100 % dans le pays, contre seulement 24 % dans les pays africains voisins.
Le dernier recensement de 2024 a identifié 13 500 « points noirs », en baisse grâce aux programmes menés avec les collectivités locales. La stratégie nationale de lutte contre les inondations, adoptée en 2020, a recensé 850 sites dangereux, dont 50 à très haut risque.
Dans le Sud, notamment à El Oued et Ouargla, la remontée des eaux usées menace les nappes phréatiques. Un programme en quatre phases, actuellement à son ultime étape, a permis de réduire significativement les inondations dans ces régions.
Ch.G

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