Economie circulaire et valorisation des résidus miniers: Vers la généralisation des « mines urbaines »

Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a annoncé dimanche que son secteur œuvre à généraliser les projets de valorisation des déchets minéraux solides, à travers la mise en œuvre du concept de « mines urbaines », destiné à récupérer et recycler les métaux, notamment les résidus ferreux.

Lors de la rencontre nationale sur la qualité de la vie, organisée par le ministère de l’Environnement sous l’égide du Premier ministre Sifi Ghrieb, M. Arkab a souligné que cette démarche s’inscrit dans la consécration du modèle de l’économie circulaire, transformant les défis environnementaux en opportunités de développement.
Le ministre a mis en avant plusieurs projets, dont celui de Sonatrach visant la plantation de 400 millions d’arbustes en dix ans sur 520 000 hectares, contribuant au développement social de 10 000 agriculteurs et à la création de 24 000 emplois. Le secteur s’engage également à réduire le gaz torché à moins de 1 %, grâce à un mécanisme national de détection et de réduction des émissions de méthane.
Par ailleurs, l’adoption d’un carburant unique sans plomb a permis d’améliorer la qualité des carburants et de réduire les émissions polluantes.
Le secteur investit dans des technologies modernes pour limiter les poussières et particules fines, avec des systèmes d’arrosage intelligents et des capteurs de surveillance en temps réel, afin de transformer les mines en sites éco-responsables et protéger la santé des populations locales.
M. Arkab a affirmé que les efforts déployés permettent de répondre aux besoins domestiques et économiques en gaz naturel, produits pétroliers et engrais, malgré la hausse de la consommation. Il a également insisté sur l’importance des projets de dessalement de l’eau de mer, qui couvrent désormais 42 % des besoins en eau potable, avec six nouvelles unités prévues pour renforcer la sécurité hydrique.
Le ministre a mis en avant la transformation numérique du secteur, notamment la généralisation des paiements électroniques. Depuis 2017, les stations-service Naftal ont enregistré plus de 59 millions d’opérations d’e‑paiement, pour une valeur de 105 milliards de DA. La carte Naftal, la carte interbancaire CIB, la carte Edhahabia et l’application « Naftal Khadamat » facilitent désormais les transactions et la gestion des réclamations.
Deux plateformes numériques ont également été lancées : « Tassareeh », pour la gestion des demandes d’importation et d’exportation de matières sensibles, et « Markabati.dz », pour simplifier les rendez-vous de contrôle de conformité des véhicules.
Enfin, M. Arkab a rappelé que près de 200 000 travailleurs sont employés dans le secteur en 2025, soit une hausse de 2 % par rapport à 2024, avec plus de 6 000 postes directs créés. Des programmes de formation spécialisés sont développés en partenariat avec les universités pour qualifier les jeunes et répondre aux besoins de ce secteur stratégique.
T. Feriel

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