Raccordement des ports à l’autoroute: Relance des projets gelés

Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a annoncé jeudi la relance des projets de raccordement de plusieurs ports à l’autoroute Est-ouest. L’objectif est de fluidifier le transport des personnes et des marchandises et de réduire la pression sur les villes côtières.
Lors d’une séance plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales, le ministre a expliqué que les démarches administratives nécessaires ont été engagées pour reprendre ces projets routiers, longtemps interrompus, notamment ceux concernant les ports de Ténès et de Skikda.
Concernant la route reliant le port de Ténès à l’autoroute sur 54 km, le projet est divisé en deux tronçons : Bouzeghaia–Oued Sly (22 km) et Ténès–Bouzeghaia (32 km). Les travaux du premier tronçon, confiés à un groupement algéro‑portugais, avaient atteint 52 % d’avancement avant d’être interrompus et le contrat résilié en février 2025 pour non-respect des obligations contractuelles et difficultés financières. La Société algérienne des autoroutes (ADA) mène actuellement les démarches pour relancer le chantier, avec une première partie de 10 km jusqu’à Ouled Farès qui devrait démarrer dès la sélection des entreprises.
Pour le second tronçon, la Direction des travaux publics de Chlef a réalisé une étude technique dont l’avancement atteint 90 %. Sa réception est prévue au premier semestre 2026, avant l’inscription des travaux dans les prochains projets de lois de finances.
Le projet de pénétrante reliant l’autoroute Est-ouest au port de Skikda (31 km) est également en phase de relance. Initialement confié à un groupement algéro‑portugais, il avait été stoppé en 2020 avec un taux d’avancement de 39 %, avant la résiliation du contrat en février 2025. L’ADA poursuit les démarches pour lever les réserves et lancer un nouvel appel d’offres.
M. Djellaoui a reconnu que ces retards sont liés à un « mauvais démarrage », notamment dans le choix des entreprises de réalisation, mais a assuré que l’année 2026 verra la relance de nombreux projets à l’arrêt, avec des retombées importantes pour le développement.
Il a également évoqué le lancement d’autres projets structurants, dont la ligne ferroviaire Laghouat–El Meniaa, financée par la Banque africaine de développement, ainsi qu’une étude technique pour un accès direct à l’autoroute au niveau de Stita (Sétif), afin de proposer des solutions alternatives pour la réalisation d’échangeurs.
Dressant le bilan du secteur pour 2025, le ministre a qualifié l’année de « riche en réalisations », citant notamment la ligne ferroviaire minière dont la réception est prévue la semaine prochaine, et saluant les compétences des entreprises algériennes.
G. Salima
