Education nationale: Sadaoui évoque les réformes

Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Sadaoui, a affirmé ce lundi à Alger que le secteur connaîtra une série de réformes destinées à garantir la qualité de l’enseignement. Ces réformes porteront sur la refonte des programmes et le développement des systèmes éducatifs, en tenant compte des évolutions et des exigences qui servent l’intérêt du pays, tout en consolidant l’identité nationale et l’authenticité de la société algérienne.
Invité de la Radio nationale, M. Sadaoui a détaillé les principales réformes qui concerneront les trois niveaux d’enseignement. Elles s’inscrivent dans les efforts déployés par l’État pour former les cadres de demain, hautement qualifiés, capables de créer de la richesse et de suivre les mutations mondiales. Dans ce cadre, l’Algérie a consacré des enveloppes financières importantes, conformément aux décisions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Le ministre a insisté sur l’importance de la réforme des programmes et des curricula, une opération sensible qui joue un rôle majeur dans la préservation de la cohésion sociale et la fourniture de compétences adaptées aux besoins des différents secteurs. Pour le cycle primaire, l’accent est mis sur l’éducation morale, sociale et pédagogique. À partir de la 4e et 5e année, de nouveaux apprentissages sont introduits, notamment en sciences, en mathématiques et en langues étrangères, avec une priorité accordée à l’anglais dont le volume horaire a été renforcé.
Concernant le cycle moyen, M. Sadaoui a expliqué qu’il s’agit d’une étape d’approfondissement des connaissances, préparant les élèves au choix des filières au lycée. Le secondaire, considéré comme une étape cruciale, introduira de nouvelles spécialisations, notamment une filière dédiée à l’informatique et aux sciences numériques, avec la création de lycées spécialisés dans les sciences exactes.
Le ministre a également évoqué un plan d’urgence pour améliorer les conditions de scolarisation, reposant sur plusieurs axes : programmes et curricula, formation des enseignants et encadrants, infrastructures et équipements. L’État prévoit la construction de nouveaux établissements, la rénovation des anciens et la mise en place d’espaces dédiés à la créativité et à l’excellence.
Sur le plan social et professionnel, M. Sadaoui a rappelé l’importance de l’amélioration des conditions de travail des personnels de l’éducation. Le nouveau statut particulier a apporté des acquis notables, notamment l’intégration de plus de 82 000 enseignants contractuels en mars 2025, désormais soumis à une formation complémentaire. Cette intégration a été décidée en raison de leur longue expérience en situation de contrat, en l’absence de concours.
Enfin, concernant le concours de recrutement annoncé en décembre 2025 et dont le dépôt des dossiers se poursuit, le ministre a précisé qu’il s’agit d’un concours sur titres, prévu par la fonction publique. Ce mode de recrutement permet de sélectionner des enseignants hautement qualifiés dans leurs spécialités, avec une procédure transparente reposant sur la numérisation.
G. Salima
