Prix des carburants en Algérie: Parmi les plus bas au monde

L’Algérie figure parmi les pays où les carburants sont les moins chers, y compris par rapport à certains grands producteurs de pétrole. Cette situation s’explique par les importantes subventions annuelles accordées par l’État, selon des données actualisées sur les prix mondiaux.
Un litre d’essence est vendu en Algérie à 47 DA (0,36 USD), le diesel à 31 DA (0,25 USD) et le GPL carburant à 12 DA (0,09 USD). Ces tarifs placent le pays dans une position avantageuse, bien en deçà des prix pratiqués dans d’autres nations productrices.
Ainsi, le prix de l’essence en Algérie représente environ la moitié de celui appliqué en Arabie saoudite (0,621 USD/litre, soit 79,80 DA) ou en Russie (0,834 USD/litre, soit 107,10 DA). Aux États-Unis, premier producteur mondial avec 14 millions de barils/jour, le litre d’essence coûte 0,835 USD (107,30 DA), tandis qu’en Irak il est fixé à 0,649 USD (83,40 DA).
Pour le diesel, l’écart est encore plus marqué. Aux États-Unis, il est vendu à 0,925 USD/litre (118,87 DA) et en Russie à 0,951 USD/litre (122,21 DA), soit près de quatre fois le prix algérien. Même dans les pays arabes producteurs, les tarifs restent supérieurs : 0,443 USD/litre (56,93 DA) en Arabie saoudite et 0,374 USD/litre (48,06 DA) au Koweït.
Concernant le GPL, l’Algérie affiche un prix imbattable à 12 DA/litre (0,09 USD), contre 0,291 USD (37,40 DA) en Arabie saoudite et 0,366 USD (47,03 DA) en Russie.
En ce début d’année, les prix ont été légèrement ajustés : l’essence est passée de 45,62 DA à 47 DA/litre, le gasoil de 29,01 DA à 31 DA/litre, et le GPL carburant de 9 DA à 12 DA/litre. Le ministère des Hydrocarbures et des Mines a expliqué que cette révision s’inscrit dans le cadre de l’application des textes législatifs et réglementaires en vigueur, afin de garantir l’approvisionnement du marché national et de couvrir les coûts croissants de production et de distribution.
Le ministère a rappelé que ces prix ne reflètent pas le coût réel du produit, incluant extraction, raffinage, transport et distribution. Le Trésor public continue de prendre en charge une grande partie du prix final pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens et soutenir l’activité économique.
La loi de finances 2026 consacre d’ailleurs 657 milliards de DA aux subventions des produits de large consommation, dont les carburants, confirmant la volonté de l’État de maintenir des prix accessibles malgré les pressions économiques.
