Arzew: Simulation d’une explosion dans la zone industrielle

Un exercice de simulation de catastrophe industrielle a été organisé hier lundi au niveau d’un complexe pétrolier de la zone industrielle d’Arzew, sous la supervision du wali d’Oran, Brahim Ouchène, en présence des membres de la commission de sécurité. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan ORSEC wilayal pour l’année 2026, visant à renforcer les mécanismes de prévention et de gestion des risques majeurs.
Le scénario de cet exercice repose sur la survenue d’une explosion provoquée par une étincelle électrique, ayant entraîné l’annonce immédiate de l’état d’urgence et l’activation des dispositifs d’intervention. L’objectif principal est de tester la capacité de réaction, de coordination et de prise de décision des différents intervenants face à une catastrophe industrielle de grande ampleur.
Cette manœuvre a mobilisé d’importants moyens humains et matériels, avec la participation de détachements de l’Armée nationale populaire, de la Gendarmerie nationale, de la Protection civile de la zone industrielle d’Arzew, de la Sûreté nationale, ainsi que de plusieurs directions exécutives, notamment celles de la santé, de l’énergie, des travaux publics, de l’hydraulique et du commerce, en plus du Croissant-Rouge algérien. Le déroulement de l’exercice s’est articulé autour de quatre phases principales.
La première phase a été consacrée à l’alerte et à la préparation à l’intervention. La deuxième phase a porté sur les actions d’urgence sur le site de la catastrophe, incluant la prise en charge initiale de la situation, la réception des missions et la répartition des tâches. La troisième phase a été marquée par l’intervention des unités de l’Armée nationale populaire, avec le déploiement d’une plateforme sectorielle de soutien logistique. Enfin, la quatrième phase a consisté en l’exécution des missions assignées, la sécurisation du périmètre et le retour progressif à la situation normale.
À travers cet exercice, les autorités ont cherché à mettre en évidence l’importance de la coordination civilo-militaire dans la gestion des crises, le rôle central de la cellule de crise et l’efficacité des équipes d’intervention lors de situations d’urgence complexes. Il a également permis d’évaluer le niveau de préparation des cadres en matière de planification, d’organisation et d’exécution des opérations de secours en cas de catastrophe industrielle.
F.A
