Tentative d’homicide volontaire: Sept ans de prison pour le principal accusé
À l’issue d’un procès en appel portant sur une affaire de tentative d’homicide volontaire et de détention d’arme à feu sans autorisation, le tribunal criminel d’appel a rendu son verdict. Le principal accusé, B. Amar, a été condamné à sept ans de réclusion. Ses deux co-accusés, O. Réda et T. Samir, poursuivis pour non-dénonciation de crime, ont écopé respectivement de trois ans et un an de prison. L’affaire concerne deux victimes, dont un fonctionnaire de police.
Les faits se déroulent le 10 septembre 2022, vers 22 heures. Alertés par des coups de feu dans le quartier Carteau, les services de police dépêchés sur place découvrent des douilles de calibre 7,65 mm ainsi que des traces de sang à proximité du domicile du premier prévenu.
Vers minuit, un second appel provenant des urgences de l’EHU signale l’admission d’un blessé par balle, évacué par un véhicule privé. L’ami de la victime, présent lors de l’admission, explique qu’une rixe a éclaté à Carteau entre plusieurs individus, au cours de laquelle son ami a été touché. L’enquête ouverte suite à ces déclarations a permis d’établir que l’arme utilisée appartient à un fonctionnaire de police en activité.
La perquisition au domicile du policier a permis de retrouver et de saisir l’arme de service. Lors de son interrogatoire, le fonctionnaire explique qu’après son service, il se trouvait en compagnie de son ami A. Réda. En traversant le quartier Carteau, ils sont tombés sur une violente bagarre impliquant une quinzaine de personnes.
Le policier déclare : « Je suis descendu du véhicule avec mon arme pour tenter de disperser les belligérants. C’est alors que B. Amar s’est emparé de l’arme et a tiré en l’air. En voulant la récupérer, j’ai été blessé à l’épaule. »
Il a aussi précisé que son chargeur contenait deux balles à blanc et le reste de munitions réelles, et qu’il était vide lors de sa récupération.
À la barre, B. Amar a réfuté la version du policier. Il soutient qu’une dispute l’opposait au fonctionnaire et que ce dernier aurait braqué son arme sur lui. « Pris de peur, j’ai tenté de le désarmer et le coup est parti accidentellement », a-t-il affirmé. Une ligne de défense fragilisée par les constatations matérielles des enquêteurs, qui ont retrouvé de nombreuses douilles sur les lieux, contredisant la thèse du coup de feu unique.
Zemmouri. L
