Formation professionnelle : Les détails de la rentrée de février
La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, a détaillé ce mercredi les grandes lignes de la rentrée de la formation professionnelle de février 2026. Invitée de la Chaîne 3 de la Radio nationale, elle a indiqué que plus de 285 000 nouveaux stagiaires et apprentis ont rejoint les établissements de formation à travers le pays.
Le lancement officiel de cette rentrée a eu lieu à Tindouf, wilaya stratégique liée aux projets miniers. La ministre a annoncé 30 nouvelles spécialités, dont 7 qualifiantes et diplômantes dans les techniques minières et 4 qualifiantes en techniques ferroviaires, accueillant déjà plus de 200 stagiaires. Ces formations répondent directement aux besoins du projet de Gara Djebilet, nécessitant des compétences spécifiques dans l’extraction et la transformation.
Arhab a insisté sur l’importance de la relation avec les opérateurs économiques, désormais structurée par des mécanismes permanents. Les centres d’excellence jouent un rôle clé dans cette dynamique : l’Algérie en compte 18, dont 10 opérationnels. Huit autres seront inaugurés prochainement, notamment celui dédié à la production pharmaceutique à Constantine. Chaque centre est conçu selon la vocation économique de sa région, avec une implication directe des opérateurs dans la rédaction des programmes.
La ministre a souligné la nécessité de changer la perception de la formation professionnelle : « Réorienter les jeunes vers la formation professionnelle est une nécessité, car dans certaines spécialités nous sommes en déficit ». Elle a mis en avant les mécanismes d’insertion rapide, parfois automatique, garantissant un emploi après la formation.
De nouvelles spécialités liées aux technologies émergentes ont été introduites, notamment en intelligence artificielle et cybersécurité, domaines où la demande dépasse largement l’offre actuelle. Pour y répondre, le secteur recourt au e-learning et au Centre national d’enseignement et de formation professionnels à distance, favorisant aussi l’auto-emploi et le freelancing.
La qualité de l’encadrement repose sur la formation continue des formateurs, parfois directement en usine ou auprès des opérateurs économiques. La ministre a également mis en avant la numérisation du secteur : depuis février 2025, les inscriptions sont gérées via la plateforme Tekwin, tandis que les stages et contrats d’apprentissage passent par Temhin, permettant un suivi précis de l’insertion professionnelle grâce à l’interopérabilité avec l’ANEM.
G. Salima
