Écoles publiques ou privées ? Des parents d’élèves expliquent leurs choix

Est-il intéressant de scolariser ses enfants dans une école privée ? Quelle est la différence entre les écoles privées et les établissements publics ? Ce sont autant de questions que se posent certains parents avant chaque début d’année scolaire. Si certaines anciennes écoles privées ont pignon sur rue sur la place oranaise, de nouvelles écoles « low cost » se sont développées dans la deuxième ville du pays, pour répondre à une demande grandissante d’un cursus dans le privé présenté comme étant « à moindre coût ».
Si certains parents que nous avons interrogés, souhaitent inscrire leurs enfants dans des établissements privés à Oran, d’autres en revanche, affirment qu’ils préfèrent le secteur public. Les établissements privés attirent certaines familles. Cependant, cette attraction s’accompagne également d’interrogations pécuniaires concernant les frais de scolarité, qui continuent d’augmenter, suscitant des critiques parmi les parents. En outre, la qualité de l’enseignement privé est parfois remise en question, avec des accusations de surnotation pour donner une fausse impression de performance académique.
Malgré la popularité des écoles privées qui semble se maintenir dans la capitale de l’Ouest, les écoles privées ne font plus autant rêver. Leur coût toujours plus élevé refroidit nombre de parents qui reviennent vers le public. « Pour moi franchement, je ne vois aucun intérêt à scolariser mes enfants dans une école privée. C’est une perte d’argent. Ce sont les mêmes enseignants et le même programme qu’on retrouve tant dans le public que dans le privé. Il y a certainement des améliorations à apporter à l’école publique, mais globalement, les institutrices de mes deux filles font un travail très correct. La scolarité de mes filles est très satisfaisante », témoigne, Reda, 55 ans, père de famille habitant dans un quartier situé à l’est d’Oran. « Si les écoles privées n’ont plus tout à fait la même aura qu’auparavant, c’est aussi parce que les standards académiques dans le secteur public se sont améliorés », estime ce parent d’élève. « Même si les écoles privées ont une longueur d’avance sur le plan publicitaire sur leurs consoeurs publiques, cela ne veut pas dire que les meilleurs éléments se retrouvent sur les bancs de ces écoles privées », nuance de son côté, une mère de deux enfants scolarisés dans une école primaire publique. « Il y a aussi plein de bons élèves dans les écoles publiques, et dont les parents ne voient aucun avantage à les transférer dans des établissements privés », pense-t-elle. Et d’ajouter : « Les enseignants étant tout aussi compétents et imaginatifs à l’école publique, le mythe de la supériorité du privé reste néanmoins bien enraciné. Les écoles privées attirent une clientèle sensible à un battage publicitaire lié au statut social ».
Pour un autre parent d’élève, « certains croient qu’on n’en fait tout simplement pas assez pour «vendre» l’image de l’école publique, mais tous les parents ne sont pas d’accord pour dépenser beaucoup d’argent destiné aux services dispensés aux élèves ». Pour répondre à la demande croissante de cours de soutien, le ministère de l’Éducation a mis en place des plateformes proposant des cours et exercices corrigés qui sont mis à la disposition des élèves. Des contenus multimédias sont directement accessibles en ligne sur la plateforme de l’office nationale d’enseignement et de formation à distance. Les apprenants sont encadrés par des professeurs spécialisés accessibles sur les liens http://www.onefd.edu.dz et http://www.ara.cndp-dz.org.
G. Salima
