Aménagement de la mine d’Oued Amizour : Sifi Ghrieb à Bejaïa

Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a affirmé mardi que le démarrage des travaux d’aménagement de l’entrée du gisement de zinc et de plomb d’Oued Amizour, situé entre les communes d’Amizour et Tala Hamza (wilaya de Bejaïa), traduit l’engagement du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à concrétiser les projets stratégiques dans les délais fixés.
Lors de la cérémonie de lancement, M. Ghrieb a rappelé que le chef de l’État avait promis l’ouverture du chantier avant la fin du mois de mars, et que cette étape s’inscrit dans la volonté présidentielle de relancer les grands projets miniers.
Le Premier ministre a souligné que l’exploitation de ce gisement renforcera la présence de l’Algérie sur le marché international grâce aux matières minérales produites, permettant à l’économie nationale d’améliorer son positionnement et de consolider sa compétitivité.
Il a ajouté que les ressources minières constituent désormais un pilier économique majeur et un domaine de forte concurrence entre les pays disposant de ces richesses. Après le lancement du projet de Gara Djebilet, l’Algérie poursuit la concrétisation d’autres projets, dont celui du phosphate, ainsi que plusieurs initiatives à venir.
M. Ghrib a enfin insisté sur la dimension stratégique de cette démarche : l’Algérie avance avec détermination vers la réduction de sa dépendance aux hydrocarbures, conformément à l’objectif fixé par le Président de la République dans le cadre de la diversification de l’économie nationale.
Chargé par le président de la République, le Premier ministre a entamé, hier, à la tête d’une importante délégation ministérielle, une visite de travail dans la wilaya de Bejaïa afin de présider la cérémonie de lancement des travaux du projet d’exploitation et de valorisation de cette mine.
Invité de la Chaîne 3 de la Radio nationale, Mustapha Mekidèche, ancien président du panel du mécanisme africain d’évaluation par les pairs et ancien dirigeant de l’Entreprise nationale d’ingénierie pétrolière, est revenu sur ce lancement.
Selon lui, ce projet est le fruit d’une préparation de longue haleine. Les contrats avaient été signés en mars 2024 avec des partenaires australiens pour l’exploitation et chinois pour la réalisation des infrastructures. Il a rappelé que l’Algérie dispose d’un potentiel minier considérable longtemps sous-exploité.
Mekidèche considère le gisement d’Oued Amizour comme un projet structurant, comparable aux grands gisements d’hydrocarbures. Avec des réserves estimées à 34 millions de tonnes de zinc et de plomb, l’exploitation est prévue sur une vingtaine d’années, en trois phases : réalisation, exploitation et réhabilitation. Il a insisté sur l’importance de la remise en état des sites, incluse dès le départ, afin de limiter les impacts environnementaux et traiter les déchets miniers.
Sur le plan économique, il estime que ce projet renforcera la position de l’Algérie sur le marché international, dans un contexte de raréfaction des ressources minières. Il devrait attirer des investissements et compléter d’autres projets miniers comme celui de Gara Djebilet. À l’échelle locale, il favorisera le désenclavement de la région, la création d’emplois et le développement des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires. La formation de jeunes Algériens aux métiers de la mine est également prévue, afin de leur permettre de s’approprier les nouvelles technologies.
G. Salima

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