Il y a un an disparaissait Hamza Feghouli : Une vie en rires et en mémoire

Le 28 mars 2025 restera dans les mémoires comme le jour où l’Algérie a perdu l’un de ses visages les plus familiers et les plus attachants : Hamza Feghouli. Né en 1938 à Tiaret, cet acteur hors du commun s’est éteint à Blida à l’âge de 86 ans, après une longue lutte contre la maladie.
Pour ceux qui ont grandi dans les années 70 et 80, son nom évoque immédiatement Mama Messaouda, cette mère attentionnée qui, aux côtés de Raouf Igache – alias Hdidwan -, a su mêler humour et leçons de vie dans des sketches devenus cultes. Feghouli n’était pas seulement un comique, il était un miroir tendre et caustique de la société algérienne, capable de faire rire tout en faisant réfléchir.
Mais son talent ne s’est pas limité à la scène de comédie. Au cinéma, il a incarné des personnages inoubliables : le comique Kouider Zadam dans Le clandestin, Taxi mekhfi, (1989) de Benamar Bakhti, Moulay le boucher dans « L’Honneur de la tribu » (1993), ou encore Hadj Omar dans « Beur blanc rouge » (2006). Chaque rôle portait sa signature : une humanité simple, une chaleur, et un timing comique parfait qui faisait vibrer petits et grands.À la télévision, Feghouli a marqué plusieurs générations grâce à ses apparitions dans des séries telles que « Kaïd Azzaman », « Dar El Djirane »… Sa capacité à habiter chaque personnage avec authenticité et humour faisait qu’on ne regardait jamais simplement un épisode, mais qu’on vivait avec lui un petit fragment de vie quotidienne.
Au-delà des rôles et des écrans, Hamza Feghouli restera dans les mémoires comme un acteur discret mais essentiel, capable de transformer une scène ordinaire en moment inoubliable. Son rire, son regard complice et sa manière unique de raconter la vie simple des Algériens continuent de résonner, même après son départ.
Le 28 mars 2025, la comédie algérienne a perdu un pilier, et Oran un enfant du rire.
Mais comme dans toutes ses performances, Hamza Feghouli laisse derrière lui un héritage lumineux : celui de la tendresse, de l’humour et de la mémoire collective. Les écrans s’éteignent, mais la voix de Mama Messaouda, les éclats de Kouider Zadam, et les sourires qu’il a semés, eux, restent vivants.
O.A Nadir
