Sécurité alimentaire en Algérie : Cap sur le Sud

Dans un contexte international marqué par des bouleversements géopolitiques et des changements climatiques, l’Algérie s’est attachée à garantir son autosuffisance alimentaire grâce à des mesures novatrices et une détermination sans faille.
Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni, a réaffirmé cet engagement lors de sa visite, ce lundi, dans la wilaya de Touggourt. Il a souligné la nécessité d’investir dans les potentialités agricoles du Sud du pays pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. « Les atouts agricoles du Sud sont des ressources inestimables pour relever les défis actuels et futurs et pour réaliser notre autosuffisance alimentaire », a déclaré le ministre. Sous la direction du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le secteur agricole a été revitalisé grâce au programme de relance économique. Des investissements massifs ont été associés, avec 130 milliards de dinars pour 2021-2022 en subventions en faveur du développement agricole, de la régulation de la production et de projets structurels. Les subventions pour les engrais ont également été augmentées de 20% à 50%, contribuant ainsi à renforcer les bases de la production agricole, selon les chiffres annoncés par le ministère de l’Agriculture, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la sécurité alimentaire et rapportés par l’agence officielle APS. Ces initiatives ont porté leurs fruits, avec une contribution du secteur agricole au PIB atteignant 14,7% et une valeur de production agricole prévue en 2022 de 4.500 milliards de dinars algériens, en hausse de 31% par rapport à 2021. Sur le terrain, ces mesures ont eu un impact concret. Le secteur céréalier a connu une expansion remarquable, générant une production de 41 millions de quintaux, comparativement à 27,6 millions de quintaux en 2021. Des projections ambitieuses visent une production de 55 millions de quintaux sur 3,75 millions d’hectares d’ici 2025. Dans la quête incessante de renforcer la sécurité alimentaire, les autorités nationales ont également mis en œuvre la création de la Banque nationale de semences. Cette initiative stratégique vise à atteindre une couverture de 80 % en semences d’ici la fin 2023, comme l’avait indiqué le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane. Cette avancée renforcera significativement la capacité du pays à faire face aux aléas climatiques et aux défis logistiques, tout en préservant sa souveraineté alimentaire. Le ministre Mohamed Abdelhafid Henni a conclu sa visite à Touggourt avec une note d’optimisme, affirmant que le défi de l’autosuffisance alimentaire était au cœur de la mission du ministère. Cette vision à long terme positionne l’Algérie sur la voie de la résilience alimentaire, offrant ainsi une lueur d’espoir en ces temps de turbulences mondiales.
Détermination à assurer une production stable et durable
Dans la poursuite inébranlable de son engagement envers la sécurité alimentaire, l’Algérie a franchi des étapes significatives qui la placent désormais en tête de l’Afrique en matière de résilience alimentaire. Les actions et les investissements stratégiques mis en œuvre dans le secteur agricole témoignent de la détermination du pays à garantir une production alimentaire durable malgré les défis mondiaux persistants. La mobilisation des ressources en eau pour l’irrigation sur 500 000 hectares, ainsi que la prévision de généraliser les systèmes d’irrigation économiseurs d’eau sur 150 000 hectares d’ici 2025, illustrent la vision audacieuse de l’Algérie pour assurer une utilisation efficace et responsable des ressources naturelles. Cette démarche contribuera à renforcer la stabilité de la production agricole, même face aux changements climatiques imprévisibles. La filière animale a également connu une croissance impressionnante grâce aux efforts engagés par le gouvernement. La production de viande blanche a augmenté de 31% en 2022, soit 5,7 millions de quintaux de plus par rapport à 2021. De plus, les viandes rouges ont enregistré une hausse de 8%, contribuant ainsi à la diversification et à l’augmentation des ressources alimentaires du pays. Parallèlement, le secteur de la pêche et des ressources halieutiques a également connu une croissance remarquable. Entre 2020 et 2021, une hausse globale de 11,28% a été enregistrée, passant de 87 622 tonnes à 97 508 tonnes. Des perspectives optimistes pointent vers une croissance encore plus soutenue, avec une augmentation attendue de 19 %, portant la production à 116 000 tonnes d’ici la fin de l’année 2022.
Leader en matière de sécurité alimentaire en Afrique
Alors que l’Algérie continue d’aller de l’avant sur la voie de la sécurité alimentaire, son succès sert de modèle inspirant pour d’autres nations confrontées aux mêmes défis.
Grâce à des mesures stratégiques, à une vision à long terme et à une détermination inébranlable, l’Algérie renforce sa position en tant que leader africain dans la promotion d’une sécurité alimentaire solide et durable.
En effet, l’Algérie continue de marquer l’histoire en matière de sécurité alimentaire, et les réalisations accomplies jusqu’à présent fournissent les efforts inlassables déployés par le gouvernement pour assurer une souveraineté alimentaire durable.
M. Mohamed Abdelhafid Henni, a souligné les progrès importants réalisés par l’Algérie en matière de sécurité alimentaire grâce au développement continu de la production agricole dans le pays. Il a mis en avant l’importance cruciale de l’agriculture dans la réalisation de la sécurité alimentaire en affirmant que l’adoption progressive de pratiques agricoles durables pour augmenter et diversifier la production est l’un des piliers clés d’une politique de développement réussie. Cette vision stratégique a conduit l’Algérie à obtenir des acquis substantiels en matière de sécurité alimentaire, déclarant ainsi le pays parmi des nations qui ont fait de la sécurité alimentaire une priorité absolue. Les efforts déployés par l’Algérie ont été couronnés de succès, comme en témoigne son classement parmi les pays développés ayant réussi à maintenir un taux de malnutrition inférieur à 2,5% de la population.
Synthèse B. Bacha
