Pour avoir égorgé son beau-fils : Peine de mort pour un septuagénaire
Le tribunal criminel de première instance a condamné F.M., 76 ans, à la peine capitale pour homicide volontaire.
Cette affaire a eu pour théâtre la commune d’Oued Tlélat en date du 14 octobre 2024, lorsqu’un homme, H.R., a été admis à l’EPSP local présentant de graves blessures au cou et à la main.
La victime avait été découverte baignant dans son sang dans un jardin public de la ville.
Transféré en urgence vers l’hôpital Benzerdjeb d’Oran, l’homme a été admis au bloc opératoire. L’enquête diligentée par les services de police a permis l’interpellation de l’accusé ainsi que la saisie de l’arme du crime à son domicile. Confronté aux faits, le mis en cause a expliqué qu’il connaissait parfaitement la victime : « Il s’agit de l’ex-époux de ma fille ». Il soutiendra que depuis leur divorce, il y a deux ans, ce dernier n’avait cessé de l’insulter et de le menacer publiquement.
« La dernière fois remonte à une semaine avant le drame. Alors que j’étais avec mes filles, il a déversé un chapelet d’injures et de menaces », a-t-il précisé, affirmant avoir déposé plusieurs plaintes restées sans suite.
Après cette ultime altercation, l’accusé dit avoir saisi le parquet d’Oued Tlélat, mais devant l’absence de réaction, il a décidé de se faire justice lui-même. Il a d’abord songé à une barre de fer avant de se raviser, jugeant l’outil inefficace pour donner la mort.
Il s’est alors procuré un couteau chez un marchand ambulant avec la ferme intention d’en finir. En retrouvant sa cible, il l’a saisi par derrière pour tenter de l’égorger, mais la victime s’est débattue avant que des passants ne s’interposent. H.R. succombera finalement à ses blessures quatre jours plus tard au CHUO.
De son côté, le père de la victime a confirmé le divorce difficile, précisant que le condamné s’était initialement opposé à cette union, alors même que les ex-époux envisageaient de se remarier.
À la barre, le septuagénaire est revenu sur une partie de ses aveux, niant toute préméditation. Il a insisté sur le tempérament violent du défunt : « Je n’ai jamais mis au point de plan. Le jour du drame, une dispute a éclaté au café et j’ai tenté de me défendre ». Questionné par le président sur la présence du couteau, l’accusé a invoqué la peur liée à son grand âge. Le parquet a requis la peine capitale, tandis que la défense a plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.
