OMS : L’Algérie plaide pour la solidarité sanitaire

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a réaffirmé mardi à Genève, lors de la 79e Assemblée mondiale de la santé, l’engagement constant de l’Algérie en faveur de la solidarité internationale et de l’équité sanitaire. Il a expliqué que les défis actuels, qu’il s’agisse des pandémies, des tensions géopolitiques ou des urgences climatiques, imposent une mobilisation collective et une accélération de la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle, désormais considérée comme une priorité stratégique.
Par ailleurs, le ministre a rappelé que l’Algérie a enregistré des progrès notables grâce à une politique de santé poursuivie depuis plusieurs décennies. L’espérance de vie moyenne atteint aujourd’hui 80 ans, les objectifs de développement durable liés à la santé maternelle et infantile ont été atteints, les besoins nationaux en médicaments sont couverts et plusieurs maladies infectieuses ont été éradiquées. Il a insisté sur le fait que le pays restera fidèle aux valeurs de l’OMS en poursuivant la réforme de son système de santé, en renforçant les infrastructures, en développant la numérisation, en formant les ressources humaines et en consolidant la médecine de proximité, tout en préservant la gratuité des soins et en accordant une attention particulière à la prévention.
En outre, Aït Messaoudène a exprimé une vive inquiétude face à la dégradation de la situation sanitaire et humanitaire en Palestine, dénonçant les attaques répétées contre les civils, les infrastructures médicales et les équipes soignantes. Il a appelé à une protection urgente et à un accès sans entrave à l’aide humanitaire et médicale.
Il a également rappelé l’attachement de l’Algérie à une politique africaine fondée sur la solidarité et le développement partagé, inscrite dans une logique de coopération Sud-Sud. Cette vision se concrétise par l’action de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, créée par le président Abdelmadjid Tebboune.
A cette occasion, l’Algérie a reçu le certificat officiel de l’OMS validant l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique, en reconnaissance des efforts nationaux soutenus dans la lutte contre les maladies tropicales négligées et le renforcement de la santé publique, indique un communiqué du ministère de la Santé.
Cette validation internationale « marque une étape importante dans le processus de développement du système national de santé », traduisant « l’engagement de l’Algérie à répondre aux normes de santé publique les plus rigoureuses et à renforcer les programmes de prévention et de prise en charge sanitaire à travers l’ensemble des wilayas du pays, ce qui a permis d’obtenir des résultats positifs dans la lutte contre les maladies transmissibles et l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique ». Cette reconnaissance onusienne marque également « l’aboutissement des efforts soutenus déployés par l’Etat algérien, à travers les différentes structures du secteur de la santé, ainsi que ses cadres et personnels, en vue de promouvoir les services de santé publique et d’améliorer les indicateurs de prise en charge et de prévention, en cohérence avec les objectifs de développement durable en matière de santé, consolidant ainsi la place de l’Algérie aux niveaux régional et international dans le domaine de la santé publique », ajoute la même source.
T. Feriel
