Saison estivale à Oran : Le soleil, la plage… et les factures !

En ce mois de juin, une question revient sur toutes les lèvres le long du littoral oranais : combien coûte réellement un été au bord de la mer ? Entre Bousfer, Aïn El Turck, Les Andalouses et Cap Falcon, les tarifs des locations saisonnières s’envolent déjà bien avant le pic de juillet-août.

Sur les réseaux sociaux, les annonces s’affichent en cascade. Les prix varient fortement selon la proximité de la plage, la vue, et le niveau de confort. Mais une tendance se confirme : chaque année, l’été revient plus cher à celui qui veut profiter de ses plaisirs.
À Bousfer-Plage, un appartement simple se loue généralement entre 6 000 et 8 000 dinars la nuit. Les bungalows familiaux, plus spacieux et mieux équipés, oscillent entre 15 000 et 25 000 dinars. Quant aux villas situées en bord de mer ou dotées d’une piscine, elles peuvent atteindre entre 40 000 et 50 000 dinars la nuit en pleine saison.
Marouane, propriétaire dans la zone, observe cette évolution depuis plusieurs années. « Les prix changent vite. En juin c’est encore accessible, mais en juillet et août, les tarifs doublent presque. »
Dans les coins les plus demandés comme Les Andalouses, Cap Falcon, Trouville ou certaines zones d’Aïn El Turck, la pression sur les prix est encore plus forte. Les logements proches de la plage sont souvent réservés plusieurs semaines à l’avance, ce qui pousse les tarifs vers le haut.
Pour une famille, le calcul dépasse largement le simple prix de la nuitée. Une semaine de location peut déjà représenter entre 50 000 et 150 000 dinars selon le type de logement choisi. Mais à cela s’ajoutent d’autres dépenses incontournables.
Car passer l’été sur la côte oranaise ne se résume pas à louer une maison. Il faut compter le carburant pour les déplacements, les courses alimentaires souvent plus élevées en zone touristique, les restaurants, les glaces pour les enfants, les boissons fraîches, les activités de plage et parfois même le stationnement payant ou improvisé près des zones fréquentées.
Au final, le budget global d’une semaine de vacances peut facilement dépasser les 100 000 dinars pour une famille moyenne, et grimper bien au-delà pour les séjours plus confortables.
« On pense venir pour la plage seulement, mais au final tout coûte », confie un vacancier croisé à Bousfer. « Entre la location, la nourriture et les sorties, on ne s’en rend pas compte mais la facture monte très vite. »
Même en juin, certains propriétaires affirment déjà avoir réservé une grande partie de leur saison. Les prix sont parfois fixés à l’avance pour juillet et août, avec peu de marge de négociation.
Dans ce marché où tout s’accélère, l’été oranais devient un produit à part entière. Un produit dont le prix varie au rythme des vagues, du soleil et surtout de la demande.
À quelques semaines du pic de la saison, une chose est déjà certaine : sur le littoral de l’Ouest algérien, le vrai luxe n’est plus seulement la vue sur la mer… mais le prix qu’on est prêt à payer pour y accéder.
O.A Nadir

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