Les raisons de la rupture toujours d’actualité : « Les relations avec l’Espagne au point mort »

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, M. Ahmed Attaf, a affirmé mardi soir qu’une reprise des relations entre l’Algérie et l’Espagne n’était pas envisageable, soulignant que les raisons à l’origine de la rupture subsistent toujours.
S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, M. Attaf a précisé que les relations entre Alger et Madrid sont au « point mort ». Il a souligné que les raisons qui avaient conduit à la détérioration de ces relations étaient pertinentes à ce jour. Il est à rappeler qu’en date du 8 juin dernier, l’Algérie avait décidé la suspension immédiatement du traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération signé le 8 octobre 2002 avec le royaume d’Espagne, et ce, suite au changement brusque dans la position de l’Espagne sur la question du Sahara occidental, en mars 2022. Cette démarche souveraine avait été précédée par des déclarations considérées par Alger comme « précipitées » et « sans fondement » émises au nom de l’Union européenne (UE). Le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger avait alors réagi en indiquant que « la hâte et la partialité de ces déclarations soulignent l’inadéquation de leur contenu », ajoutant que le désaccord politique avec un pays européen était de nature bilatérale et n’impactait pas les engagements de l’Algérie envers l’UE. Le Chef de la diplomatie algérienne a conclu en réaffirmant la position ferme de l’Algérie quant au maintien de la suspension des relations avec l’Espagne, en soulignant l’importance du respect mutuel et du dialogue dans la gestion des relations internationales.
B. Bakhta

Bouton retour en haut de la page