Attaque terroriste contre l’armée nigérienne: Fermes condamnations d’Alger

L’Algérie a condamné, « dans les termes les plus forts », l’attaque terroriste perpétrée contre un détachement des forces de l’armée nigérienne à Tabatol, a indiqué, jeudi, un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger.

« En ces pénibles circonstances, l’Algérie présente ses sincères condoléances aux familles des victimes, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Elle réitère, à cette occasion, sa pleine solidarité avec la République du Niger et le peuple nigérien et exprime son attachement à la préservation de la paix et la stabilité de ce pays frère et voisin », a ajouté la même source.
A ce titre, l’Algérie appelle l’ensemble de la communauté internationale à « renforcer la coopération et la coordination régionales et internationales pour lutter contre ce fléau qui entrave la réalisation de la paix et du développement dans la région du Sahel et dans le continent africain », a conclu le communiqué du ministère.
Rappelons que dans la nuit de lundi à mardi derniers, « plus d’une centaine de terroristes » avaient attaqué des forces de sécurité près de la frontière malienne, tuant 29 soldats, ont annoncé les autorités nigériennes. « Un détachement des forces de sécurité a fait l’objet d’une attaque complexe au nord-ouest de Tabatol, combinant l’utilisation d’engins explosifs improvisés et de véhicules kamikazes par plus d’une centaine de terroristes », a indiqué un communiqué du ministère de la Défense, lu à la télévision nationale. Le texte précise que « plusieurs dizaines de terroristes » ont été tués. L’attaque a eu lieu près de la frontière du Mali, lors d’opérations visant à « neutraliser la menace que constitue l’État islamique au grand Sahara (EIGS), fortement implanté dans la zone ».
Par ailleurs, Niamey soupçonne une aide extérieure, sans citer son origine, derrière cet acte terroriste. « Des communications des terroristes, contraints au repli, ont été interceptées et ont permis d’établir que ces criminels avaient bénéficié d’une expertise extérieure », dénonce le communiqué de mardi, sans davantage de précisions.
Jeudi, sept soldats avaient été tués, toujours dans l’Ouest du pays et cinq autres dans un accident de la circulation. Mi-août, au moins 17 soldats nigériens avaient été tués et 20 blessés dans une attaque de jihadistes présumés perpétrée près de la frontière entre le Niger et le Burkina Faso.
La zone dite des « trois frontières » entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali est un repaire pour les jihadistes sahéliens affiliés à Al-Qaïda et à l’EIGS.
R.N

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