Deux frères impliqués dans un homicide: Les peines confirmées en appel

À l’issue de leur procès en appel, les frères B. Mustapha, dit « Tito », et B. Ramzi, poursuivis pour homicide volontaire avec préméditation, ont comparu devant le tribunal criminel.
Après délibérations, la Cour a confirmé les peines prononcées en première instance, condamnant le premier à dix ans de réclusion criminelle et le second à 20 ans.
Le drame s’est noué le 23 novembre 2023 à Misserghine. Aux alentours de 23 heures, les services de la Gendarmerie sont alertés du cas d’un jeune homme victime d’une agression à l’arme blanche, évacué en urgence vers le CHU d’Oran dans un état critique, souffrant d’une grave plaie à la poitrine.
Sur place, les enquêteurs constatent que la victime est déjà en cours d’intervention au bloc opératoire. Ils y rencontrent également un second jeune homme, blessé à la jambe et au poignet, lequel s’était rendu de lui-même à la brigade pour déposer plainte contre les deux frères.
Lors de son audition, ce témoin relate que les faits ont débuté vers 20 heures, au niveau du nouveau site AADL Ahmed Zabana. L’un des mis en cause l’aurait abordé pour l’insulter. La situation s’est envenimée lorsque le plaignant a repoussé son agresseur. Ce dernier s’est alors précipité à son domicile pour solliciter l’aide de son frère aîné. Armés d’un couteau, ils sont revenus sur les lieux ; après avoir porté plusieurs coups au premier jeune homme, l’un des assaillants a froidement frappé la victime principale au niveau du thorax avant que le duo ne prenne la fuite. Malheureusement, le blessé succombera à ses blessures dès le lendemain.
Sous la pression des événements, l’auteur principal s’est rendu aux services de la sûreté de wilaya d’Oran, tandis que son propre père remettait l’arme du crime aux autorités.
Entendu, le père des accusés a affirmé ignorer les circonstances exactes de la tragédie, expliquant avoir vu son fils cadet entrer et ressortir précipitamment de la maison avant d’entendre des cris provenant de l’extérieur. Interrogés, les prévenus ont reconnu leur implication, tout en niant fermement toute intention de donner la mort, plaidant une simple dispute ayant tragiquement dégénéré. Devant la barre du tribunal criminel, ils ont maintenu cette ligne de défense.
De son côté, le représentant du ministère public a fustigé une violence gratuite endeuillant les familles et a requis la peine de mort contre l’auteur principal, B. H., ainsi que 20 ans de réclusion contre son aîné. La défense a, pour sa part, plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.

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